À Papeete, l’opération « Partir en Livre » revient pour une cinquième édition. Porté par la commune, l’événement propose des rendez-vous autour de la lecture et de la découverte dans trois écoles de la ville, avec un objectif : donner aux enfants le goût des livres dès leur plus jeune âge.
Pour certains parents, la lecture est déjà bien ancrée dans le quotidien familial. C’est le cas de Lucien Pommiez, père de deux enfants âgés de 1 et 3 ans, qui se rend à la médiathèque au moins une fois par mois avec eux. « On a commencé par des livres qui sont adaptés aux enfants, et petit à petit, notre plus grand qui a 3 ans, il commence à parcourir lui-même ses propres livres », explique-t-il
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Histoire d’animaux pour la plus jeune, de pirates et autres personnages pour son grand frère. Dans les bacs, les enfants découvrent un large panel d’ouvrages adapté à leur âge.
Cette année encore, la lecture sera à l’honneur à l’occasion de « Partir en Livre », la grande fête nationale du livre jeunesse. La médiathèque de la Maison de la culture participera à l’événement les samedis 20 et 27 juin. « On va avoir des temps d’animation, de lecture, de spectacle… On a aussi envie de mettre en place des activités pour les tout-petits. Donc, on aura des lectures pour les bébés, pour montrer aussi qu’il n’y a pas d’âge pour commencer à venir à la médiathèque », indique Lahaïna Rey, responsable de la médiathèque de Te Fare Tauhiti Nui.




À l’heure où les écrans occupent une place croissante dans la vie des familles, les professionnels du livre rappellent les nombreux bénéfices de la lecture chez les plus jeunes. Au-delà des histoires racontées, le simple fait de manipuler un ouvrage participe à leur développement. « En fait, même l’objet du livre, on se rend compte que pour la motricité d’un tout petit, de tourner la page, de pointer les choses, on est déjà en fait dans une forme d’éveil. Finalement, on voit même que des tout petits bébés peuvent aussi avoir de la mémoire sur des livres. Je pense que tous les parents ont l’habitude de répéter les mêmes histoires. L’enfant a besoin de répétition, ça le sécurise. C’est pour ça que la fameuse lecture avant de dormir est très importante ».
Chez la famille Pommiez, les albums et les contes font partie de véritables rituels. Des habitudes intégrées au rythme de la maison, au même titre que d’autres activités du quotidien. Pour ce père de famille, la question n’est pas d’exclure totalement les écrans, mais d’en faire un usage mesuré et accompagné : « On ne peut pas faire sans les écrans. Par contre, après, nous, ce qu’on fait, c’est dire que les écrans, ce n’est pas quelque chose qu’on a au quotidien à la maison. L’idée, pour nous, c’est de dire que l’écran, on va le prendre des fois, mais on va le partager qu’en famille. On ne va pas laisser l’enfant tout seul devant l’écran. Et surtout, on va prendre le temps de pouvoir parler aussi de ce qu’il a vu. Mais c’est vraiment très exceptionnel ».
Les histoires peuvent aussi s’écouter sous forme de podcasts, avec ou sans écran. L’essentiel, selon lui, est de nourrir la curiosité des enfants et de leur transmettre l’envie de lire en grandissant.
Les samedis 20 et 27 juin, la médiathèque de Te Fare Tauhiti Nui proposera ainsi animations, lectures, spectacles et activités autour du thème « Nos petits et grands héros », dans le cadre de sa première participation au festival « Partir en Livre ». Un rendez-vous destiné à faire découvrir aux enfants, et à leurs parents, le plaisir de la lecture sous toutes ses formes.




