Haka Rere, le nouveau défi de Natalia Louvat

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À 28 ans, Natalia Louvat franchit une nouvelle étape dans son parcours avec la création de Haka Rere, sa première troupe professionnelle. Entourée d’une trentaine de danseurs et musiciens, la jeune cheffe d’école entend mêler héritage de la danse traditionnelle et modernité, avec une signature qui lui est propre.

Après avoir dirigé son école de danse et évolué au sein de plusieurs grandes troupes du fenua, Natalia Louvat avait envie de porter son propre projet. À 28 ans, la danseuse et chorégraphe vient de donner naissance à Haka Rere, une nouvelle troupe professionnelle composée d’une trentaine d’artistes, danseurs et musiciens.

Une nouvelle étape qui s’inscrit, selon elle, dans la continuité de son parcours. « Normalement, quand on dirige déjà une école de danse, quand on a parcouru plusieurs groupes de danse… t’as envie aussi de montrer ce que tu vaux, ce que tu aimerais dégager et partager avec le public et avec les danseurs. Donc, je dirais que c’est la suite logique. »

 

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Le projet a mûri avec la bénédiction d’un grand nom de la danse traditionnelle polynésienne, Makau Foster. Avec Haka Rere, un nom qui évoque à la fois le souffle de vie, le guerrier et l’envol, Natalia Louvat souhaite faire se rencontrer l’héritage des grandes troupes dans lesquelles elle a évolué et une approche plus moderne.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Une identité que les danseurs découvrent au fil des répétitions. « Natalia, comparé au conservatoire, c’était vraiment un style différent, plus moderne… Alors qu’au conservatoire, on travaille vraiment les pas de base, tout ce qui est plus traditionnel, etc. J’aimais bien aussi le fait que nos aparima soient sur des chansons d’ici, donc modernes. C’est pour présenter notre culture et partager ma passion. », explique Ia-Mira Handerson, danseuse de la troupe.

Autre nouveauté pour Natalia Louvat : Haka Rere est une troupe mixte. L’intégration d’une section masculine constitue un nouveau défi pour la chorégraphe. Elle en a confié la construction à des danseurs expérimentés, avec l’objectif de former un ensemble cohérent.

Un travail qui nécessite de nombreuses heures de répétition. « Le fait de pouvoir créer, d’amener son style… ça demande beaucoup de temps. C’est le plus grand sacrifice pour la plupart des danseurs : le temps qu’on consacre aux chorégraphies et à la danse. », souligne Victor Tefaaora, chorégraphe de la section masculine.

Entre transmission, création et recherche d’une identité propre, Haka Rere poursuit désormais ses répétitions. Pour la jeune troupe, la prochaine étape sera celle de la scène et de la rencontre avec le public du fenua.

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