Pour la liberté de la presse, la région Asie-Pacifique « figure parmi les plus répressives au monde et la tendance s’aggrave », déplore l’association Reporters Sans Frontieres.
« Plus préoccupant encore, les modèles de censure forgés par certains régimes autoritaires, au premier rang desquels la Chine, s’exportent désormais bien au-delà de leurs frontières. Sur le papier, la quasi-totalité des États de la région reconnaissent la liberté de la presse. Dans les faits, ce principe est massivement piétiné », souligne celle-ci.
La Chine se classe 178e (sur 180 pays) juste devant la Corée du Nord, « l‘un des régimes les plus fermés au monde ».
« En Chine, le régime a considérablement élargi son arsenal répressif ces dernières années, en multipliant les lois sur la sécurité nationale, régulièrement brandies pour emprisonner des journalistes. Avec 121 d’entre eux actuellement derrière les barreaux, le pays est la plus grande prison au monde pour la profession », ajoute RSF.
« En Inde (157e), le harcèlement judiciaire contre les médias indépendants s’intensifie, nourri par un recours croissant aux lois pénales -diffamation et sécurité nationale, entre autres – ciblant directement les professionnels des médias », alerte l’association
Et « en Indonésie (129e), à Singapour (123e), en Malaisie (95e) et en Thaïlande (92e), les journalistes sont régulièrement la cible de poursuites-bâillons, engagées par des élites politiques ou économiques qui exploitent les failles de systèmes juridiques offrant peu de protection à la presse ».
In fine, « aucun pays de la région ne figure dans le top 20 du Classement mondial de la liberté de la presse ». Le « meilleur élève » reste la Nouvelle-Zélande, 22e, mais qui recule de 7 places. L’Australie se classe 33e.
Pour ce qui est de la Polynésie française, elle est incluse dans le classement de la France qui pointe en 25e position.
La Norvège figure en haut du classement. Les Etats-Unis occupent quant à eux la 64e position.



