Il a affirmé par ailleurs ne pas vouloir utiliser l’arme nucléaire dans ce conflit, qu’il a mis sur pause pour une durée indéterminée.
« Non, je ne l’utiliserais pas. Il ne devrait jamais être possible pour quiconque d’utiliser l’arme nucléaire », a dit le président américain, à qui une journaliste a demandé dans le Bureau ovale s’il envisageait de recourir à la bombe atomique.
À un autre reporter qui voulait savoir combien de temps il donnait à Téhéran pour venir négocier, il a lancé, visiblement irrité : « Ne me mettez pas sous pression », en ajoutant : « Nous sommes restés 18 ans au Vietnam » et en assurant à propos du conflit au Moyen-Orient : « Je fais ça depuis six semaines. »
La guerre en Iran dure en réalité depuis plus longtemps, puisqu’elle a débuté le 28 février.
Donald Trump, après avoir multiplié les ultimatums et les menaces parfois apocalyptiques, en répétant que le conflit serait expéditif, assure maintenant être en position de force.
« Tout le temps du monde »
Il se dit convaincu que le temps joue en sa faveur.
« À tous ceux qui, toujours moins nombreux, lisent ces ratés du New York Times ou regardent les mensonges de CNN, qui pensent que je suis ‘pressé’ de mettre fin à la guerre (si on appelle ça comme ça) avec l’Iran, sachez que je suis sûrement la personne la moins sous pression à s’être jamais trouvée dans cette position. J’ai tout le temps du monde, mais ce n’est pas le cas de l’Iran », a écrit le dirigeant républicain sur son réseau Truth Social.
« Il n’y aura d’accord que lorsque ce sera pertinent et bon pour les Etats-Unis, nos alliés et, en réalité, le reste du monde », a-t-il affirmé.
Dans une autre publication, il a dit avoir ordonné à la marine américaine d’« abattre et tuer tous les bateaux, aussi petits soient-ils (…) qui posent des mines » dans le détroit d’Ormuz.
Dans un autre message encore, le président américain a assuré que ce passage maritime hautement stratégique était « totalement sous le contrôle » des États-Unis, en assurant : « Aucun navire ne peut entrer ou sortir sans le feu vert de la marine américaine ».
Divisions
Il a également qualifié de « DINGUES » les « divisions » au sein des autorités iraniennes, selon lui entre les « tenants d’une ligne dure, » et les « modérés, qui ne sont pas modérés du tout (mais qui gagnent du respect !) ».
« L’Iran a du mal à savoir qui est son dirigeant ! » s’est-il moqué.
L’incertitude est totale sur les intentions de Donald Trump, depuis qu’il a annoncé une prolongation sine die du cessez-le-feu avec l’Iran.
L’imprévisible chef d’État semble privilégier pour l’instant une voie diplomatique, mais les analystes n’excluent pas une reprise massive des hostilités, ni un désengagement américain pur et simple.
Donald Trump a par ailleurs republié sur Truth Social, sans commentaire, une citation de Marc Thiessen, un commentateur invité mercredi par la chaîne Fox News.
Ce dernier a appelé sur X à « tuer » les dirigeants iraniens hostiles à un accord avec les États-Unis.
Le président américain a par ailleurs relayé, toujours sur Truth Social, une chronique publiée par le même Marc Thiessen dans le Washington Post, et ayant pour titre « Trump n’a pas besoin d’un accord pour obtenir ce qu’il veut de l’Iran. »
« Très vra i!!!! Président DJT », a commenté le républicain de 79 ans en publiant un lien vers l’article en question.



