Avec l’EPIS, « l’idée c’est vraiment de sauver des vies »

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Une nouvelle étape dans l’organisation des secours en Polynésie vient d’être franchie. Le maire de Papeete, Rémy Brillant, a été nommé à la tête de l’EPIS, créée pour faire évoluer la gestion des interventions des sapeurs-pompiers sur le territoire. Une réforme qui démarre progressivement et qui doit, à terme, changer la manière dont les pompiers travaillent ensemble.

Une nouvelle organisation pour mieux coordonner les secours. Depuis mercredi, l’EPIS, Etablissement public d’incendie et de secours, est officiellement en place, avec Rémy Brillant à sa tête.

Pour cette phase transitoire, cinq communes sont rattachées au dispositif : Pirae, Arue, Punaauia, Hitia’a O Te Ra et Bora Bora.

 

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« C’est une plateforme qui fonctionne avec le SAMU, donc il y a le 18 et le 15 au même endroit. Il y a là de quoi pouvoir assurer la bonne coordination des moyens de secours lorsqu’on est appelé à intervenir sur des évènements. J’insiste là-dessus, L’idée c’est vraiment de sauver des vies », souligne le tavana de Papeete.

Les équipes traitent 180 appels et déclenchent 26 interventions chaque jour. Les appels au 18 des communes rattachées au dispositif ne passent plus directement par les casernes. Ils sont centralisés pour gagner du temps et mobiliser les moyens les plus adaptés.

« Une fois qu’une alerte spontanée est rédigée, instantanément, le ticket de départ avec toutes les informations de localisation et de situation sur les lieux est transmis immédiatement à la caserne concernée. Même mieux, chaque personnel est équipé d’un Bip qui va sonner instantanément en lui indiquant l’engin sur lequel il part et pour quel motif », explique Mathias Coenye, le chef adjoint du CTA 987.

Progressivement, le dispositif de centralisation des appels a vocation à s’étendre aux autres communes de Polynésie, comme le précise le lieutenant Xavier Boonet, le responsable du CTA 987.

 « Il va y avoir une planification parce qu’on ne va pas pouvoir intégrer tout le monde d’un coup. Donc ça va être à une échéance de plus ou moins trois à cinq ans. Et de là, on va planifier l’intégration de certaines communes, deux à trois par ans. Et puis on va réussir à monter petit à petit », dit-il.

Une mutualisation qui doit aussi permettre de partager les coûts : 70 % financés par les communes, 15 % par le Pays et 15 % par l’État. Avec un objectif : sauver des vies, le plus rapidement possible

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