À la mairie de Taha’a, les journées de Martial Teroroiria sont désormais rythmées par les rendez-vous avec les administrés, les décisions à prendre et la gestion des affaires communales. Une fonction qu’il exerce depuis le mois d’avril, après plusieurs candidatures aux élections municipales.
« Cela fait près de trente ans que je me présente aux élections municipales. Et cette année, la population de Taha’a a décidé de me faire confiance. Selon moi, un maire, c’est un metua, un père. C’est ce que j’ai envie d’être pour ma population », confie-t-il.
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Une fois l’écharpe tricolore rangée, l’élu renoue avec une autre de ses passions. Pareo orange noué à la taille, Martial Teroroiria est l’un des visages incontournables des tu’aro mā’ohi. Sa spécialité : le panara’a ha’ari, le décorticage de coco.
Avec les équipes de Taha’a, il s’est forgé un solide palmarès au fil des compétitions organisées à Tahiti. Une aventure née de son attachement au travail de la terre et aux traditions de son île.
« Ma vie a toujours tourné autour du faa’apu. Puis, je me suis intéressé aux compétitions de décorticage de coco. J’ai créé ensuite l’association Tamarii Taha’a. Tous les ans, on allait à Tahiti pour disputer les compétitions du Heiva organisées par Enoch Laughlin », raconte-t-il.
Pour Martial Teroroiria, les victoires dépassent le simple résultat sportif. Elles récompensent un savoir-faire transmis de génération en génération et contribuent à faire vivre les traditions polynésiennes. Une transmission qu’il entend poursuivre en préparant la relève.
« Je ne laisse pas la compétition de côté. J’ai envie d’organiser un nouveau déplacement l’année prochaine. Je veux envoyer des jeunes découvrir cette compétition. C’est vrai qu’il y a des équipes de Taha’a qui se déplacent tous les ans. Mais là, j’ai envie de former ma propre équipe. La vie des familles de Taha’a tourne autour du coprah, elles ont leur séchoir et elles décortiquent leurs cocos. La culture du coco a une grande importance à Taha’a », souligne-t-il.
Qu’il porte l’écharpe tricolore ou le pareo, Martial Teroroiria poursuit une même ambition : transmettre les traditions et faire rayonner son île de Taha’a.



