Opération « Échange ton casque » à Arue : la sécurité à petit prix fait recette

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Certains ont mis le réveil en pleine nuit pour être sûrs de repartir avec un casque neuf. À Arue, l’opération « Échange ton casque » a une nouvelle fois attiré la foule ce samedi matin. Pour environ 2 000 francs, les usagers pouvaient troquer leur ancien casque contre un équipement neuf. Une initiative qui conjugue pouvoir d’achat et sécurité routière.

Il fallait être matinal pour espérer repartir avec un casque neuf. Dès les premières heures de la journée, de nombreux usagers de deux-roues, parfois venus de loin, ont fait la queue à Arue pour participer à une nouvelle édition de l’opération « Échange ton casque ».

Certains ont même pris leurs précautions en arrivant au beau milieu de la nuit. « Je suis arrivé vers 3 heures du matin avec ma femme pour vite avoir les premières places. […] Il y avait déjà un couple qui dormait sur place », indique Tamatoa. « Moi, je suis arrivée dès 6 h 30 et il y avait déjà du monde. Je viens de Toahotu », ajoute une autre participante à l’opération.

 

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Face à l’affluence, la règle était simple : premiers arrivés, premiers servis. Et comme sur la route, le bien-vivre ensemble restait de mise dans la file d’attente. « Je conduis un deux-roues et aussi un quatre-roues. Que chacun fasse attention à chacun. On n’est pas seuls sur la route, on est ensemble. Et voilà, je sais qu’aujourd’hui, il y a beaucoup de voitures sur les routes. Ça met la pression à tout le monde d’aller au travail tôt le matin, de rester dans les embouteillages plus de deux heures. Donc, effectivement, la sécurité avant tout, et le fair-play aussi, comme dans cette file d’attente-là ce matin », explique Toimata.

Renouvelée six fois par an, l’opération rencontre un véritable succès. Elle permet aux conducteurs de remplacer leur ancien casque à moindre coût, grâce au soutien de l’État et d’un partenaire. « On a 60 casques à échanger avec une subvention de l’État de 10 000 Fcfp, une participation du partenaire et, en gros, à peu près 2 000 Fcfp à donner de la part de la personne qui amène son vieux casque en échange d’un casque neuf », précise le capitaine Fabregat, président de l’association Sauvons des vies sur nos routes.

Une somme jugée accessible par les participants. « Ce n’est pas donné, les casques en magasin. Là, c’est moins cher. 2 000 francs, je pense que c’est raisonnable », estime une femme venue profiter du dispositif.

Les anciens équipements récupérés seront détruits. Trop usés, ils ne garantissent souvent plus une protection suffisante en cas d’accident. « C’est important, surtout en ce moment. On voit qu’il y a beaucoup d’accidents, et puis le casque, c’est la seule carrosserie que tu as sur un deux-roues. Donc, c’est important d’avoir un casque aux normes européennes, qui protège bien la tête. Au moins, comme ça, s’il y a une chute, ça protège au maximum », souligne Hoani Sergent, chef des ventes à Motorbike Center.

Une opération qui répond à un enjeu majeur de sécurité routière, alors que les usagers de deux-roues restent particulièrement exposés sur les routes polynésiennes.

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