À Orofara, la roche prend vie sous les mains de Teva Victor

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Face à l’océan, Teva Victor façonne une nouvelle œuvre directement sur un imposant bloc de l’enrochement d’Orofara. Baptisée du nom du lieu, cette sculpture monumentale est destinée à la population.

La mer, le vent et la pierre. À Orofara, Teva Victor est dans son élément pour laisser libre cours à un nouveau projet artistique. Lors d’une promenade le long du littoral, le sculpteur a posé son regard sur un imposant bloc de l’enrochement. Une roche dans laquelle il a immédiatement décelé une œuvre.

« C’est une opportunité en or parce que j’ai rencontré, on va dire, cette pierre spécifique qui est vraiment très grande, qui doit probablement peser entre 5 et 7 tonnes. Et du coup, je sais qu’elle va durer dans le temps », confie-t-il.

 

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Invisible depuis le bord de la route, la création se dévoile en longeant la plage de galets ou en arrivant depuis la mer. L’artiste travaille directement la roche, jouant avec ses volumes et sa matière pour lui donner une nouvelle identité, sans pour autant la détacher du paysage.

La forme particulière du bloc a guidé son inspiration. « Cette forme extrêmement allongée, elle fait quand même 3 mètres de large au niveau de la longueur ici, de bout en bout, elle fait 3 mètres de large. Et donc, cette longueur et ce côté effilé et allongé m’ont inspiré à faire ces 3 yeux. C’est deux visages reliés par l’œil central », explique Teva Victor.

Simplement baptisée « Orofara », la sculpture est un cadeau destiné à la population. Il s’agit de la deuxième création de ce type réalisée par l’artiste, qui souhaite donner forme et vie à d’autres pierres autour de Tahiti. Un travail moins exigeant que ses commandes privées, qui lui permet avant tout de prendre plaisir à faire émerger de nouvelles formes de la roche.

L’œuvre continuera ensuite d’évoluer au rythme des éléments. « Il y a la mer, il y a le vent… Tout ça, ça va faire en sorte que la pierre continue de vivre, continue d’évoluer, continue de changer au niveau des couleurs. Là, pour l’instant, elle est grise comme ça et un peu foncée là. Tout ça, ça va redevenir gris et du coup, ça va être sa vie à elle », souligne le sculpteur.

Face à l’océan, la pierre se transforme peu à peu en gardienne des lieux, comme si elle avait toujours appartenu au paysage.

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