Actuellement, la prise en charge des accompagnateurs était prévue pour les patients âgés de 16 ans maximum. Ce mardi, les représentants du CESEC ont adopté à l’unanimité un avis étendant la mesure jusqu’à 21 ans. Le texte vise à soutenir les jeunes patients, mais aussi à moderniser un cadre réglementaire datant de 1974.
« Ce projet de texte, il fallait le soutenir », se félicite le président du Conseil d’administration de la CPS, Patrick Galenon, « nos malades qui doivent être accompagnés ».
« C’est pour ceux qui vont à l’étranger, qui ne savent pas parler français par exemple. Donc, c’est très bien. Jusqu’à présent, c’était que pour de jeunes handicapés. Là on prolonge jusqu’à 21 ans et c’est très bien. C’est un bon investissement », ajoute-il.
Chaque année, 41 000 évacuations sanitaires sont réalisées, dont 90% entre les îles Polynésiennes. Ce qui représente une enveloppe de quelque 4,5 milliards de francs.
Un coût important, mais nécessaire selon la rapporteure de l’avis, Vaitea Legayic. « On n’a pas d’autres choix à l’heure actuelle », dit-elle.
A ses yeux, étendre le dispositif jusqu’à 21 ans est une bonne chose, mais d’autres mesures devraient être envisagées.
« Nous, ce qu’on veut, c’est que l’accompagnateur soit toujours au plus près du patient, qu’importe le lieu où il est. Pour toute demande du patient lors de l’évasan, il faut que l’accompagnateur soit là. D’où la demande de la Charte de l’accompagnateur », souligne Vaitea Legayic. Une charte destinée à responsabiliser et encadrer les accompagnateurs tout au long du parcours de soins.
Selon la CPS, la réforme entraînera un surcoût annuel estimé entre 70 à 150 millions de francs. Pour réduire la facture, le CESEC a préconisé d’équiper en urgence les dispensaires des îles en connexion satellite afin de développer la télé-expertise. Ce qui, selon lui, permettrait de réduire les évasans de 15 à 20%.
L’avis adopté par le CESEC sera prochainement transmis au gouvernement et aux représentants de l’Assemblée avant l’examen final de la loi du Pays.



