Voisine directe du chenil illégal de Afaahiti, Pascale Ollier Largeron est à bout de nerfs. Elle lance un nouvel appel à l’aide face aux nuisances sonores et aux problèmes d’insalubrité et d’hygiène. Malgré une diminution du nombre de chiens accueillis, la situation de cette installation, visée par un arrêté de fermeture et une décision de justice, n’évolue pas.
« Le gouvernement nous a mis vraiment dans la m***. Alors, qu’est-ce qu’ils attendent pour réagir ? On a envoyé du courrier à la DIREN, au ministère de l’Environnement, au ministre directement… Personne ne bouge. Qu’est-ce qu’il faut faire ? C’est un chenil qui est reconnu comme illégal, et c’est encore là au bout de dix mois ? »
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Jeudi, le président du Pays s’est lui-même rendu à la presqu’île de Tahiti afin de faire le point sur le dossier avec la mairie. Un premier terrain de 3 000 m², situé sur les hauteurs du plateau de Taravao, avait été identifié pour accueillir les animaux. Ce choix avait toutefois provoqué une levée de boucliers parmi les agriculteurs du secteur.
Le gouvernement envisage désormais un autre terrain, situé en contrebas. Le projet serait plus ambitieux et comprendrait notamment la création d’une ferme pédagogique. Aucun calendrier n’a cependant encore été fixé.
« Ce n’est pas le gouvernement qui a créé ce problème, c’est une association qui s’est octroyé le droit de regrouper quasiment 100 chiens au même endroit sans demander aucune autorisation. Donc ce n’est pas le gouvernement qui a créé ce problème, lui vient apporter une solution. Maintenant, tout gouvernement qu’on est, et parce qu’on est le gouvernement, on est tenu de respecter la réglementation. Donc il y a des choses que certains s’arrogent le droit de faire en dépit de toute réglementation. Le gouvernement ne peut pas, on va dire, faire des choses en ne respectant pas la réglementation qu’il édicte lui-même », indique Moetai Brotherson.
À ce stade, une seule certitude demeure : l’installation ne respecte pas la réglementation en vigueur, une situation constatée depuis plusieurs mois par les autorités du Pays et par la justice. Pour les riverains, les nuisances, elles, persistent.



