Deux têtes d’alligators du Mississippi saisies dans les bagages d’une voyageuse

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Deux têtes d’alligators du Mississippi ont été découvertes, ce mardi 18 août, dans un bagage en provenance de Los Angeles, à l'aéroport de Tahiti - Faa'a. La propriétaire du bagage, qui a expliqué qu’il s’agissait d’un souvenir acheté par un proche aux États-Unis, ne disposait pas des autorisations nécessaires à leur transport. Elle s'est vue infliger une pénalité douanière.

See you later, alligator.

Deux têtes d’alligators du Mississippi conservées dans une boîte en plastique : c’est la découverte pour le moins inhabituelle réalisée par les agents des douanes à l’aéroport de Tahiti-Faa’a, ce mardi.

Les agents de la Brigade de Surveillance Extérieure (BSE) des douanes ont découvert les deux spécimens dans un bagage non réclamé en provenance de Los Angeles. L’inspection a été réalisée en présence des agents du service litige bagage.

(Crédit photo : direction des douanes de Polynésie française)

Auditionnée le lendemain, la propriétaire du bagage a déclaré que les deux têtes avaient été achetées en souvenir par un proche sur le territoire américain, ajoutant que ce dernier ignorait la réglementation encadrant le transport de ce type de spécimens.

Une espèce protégée

L’alligator du Mississippi (Alligator mississippiensis) est une espèce protégée au titre de la Convention de Washington. À ce titre, le transport international de spécimens de cette espèce est strictement réglementé, y compris lorsqu’il s’agit d’animaux morts, de trophées ou de souvenirs. Un permis CITES est obligatoire pour leur déplacement international, qu’il soit effectué à des fins commerciales ou personnelles.

Lors du contrôle, aucun justificatif légal n’ayant été présenté, la propriétaire du bagage s’est vue infliger une pénalité douanière. Les des deux têtes d’alligators ont donc été saisies.

Cette saisie rappelle le rôle de la douane dans la lutte contre le commerce illégal d’espèces sauvages. Au-delà de ses missions fiscales et sécuritaires, l’administration souligne qu’elle constitue un premier rempart contre le trafic de faune et de flore sauvages, considéré comme l’une des activités criminelles transfrontalières les plus préjudiciables à la biodiversité mondiale.

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