La dissolution de l’Assemblée de la Polynésie française. C’est la demande que le président du Tapura Huiraatira fait aux membres du Tavini Huiraatira et de A Here ia Porinetia afin de renverser le gouvernement de Moetai Brotherson. Pour Edouard Fritch, un gouvernement de coalition est voué à l’échec : Les idéologies sont opposées et les comptes ne sont pas bons.
« Ils nous font un appel du pied pour renverser, parce qu’ils ne peuvent pas le faire tout seuls. Renverser le gouvernement pour mettre quoi ?, questionne Edouard Fritch. Il n’y aura toujours pas de majorité. Parce que la ligne de conduite du Tavini Huira’atira n’est pas la même que celle du Tapura Huiraatira. Nous sommes des républicains, nous voulons rester dans la République. Ils veulent partir tout de suite. Vous comprenez bien qu’on ne peut pas diriger ensemble. Ce que nous exprimons depuis un certain temps c’est un retour devant la population. C’est qu’on réinterroge la population sur sa vision de l’avenir. »
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Si la configuration actuelle pourrait permettre un renversement du gouvernement et une dissolution de l’Assemblée, le président du Tapura Huira’atira estime que la situation politique au sein du Tavini Huira’atira n’est, en revanche, pas du ressort des Polynésiens. Pour Edouard Fritch, il faudrait bannir le nomadisme politique. « Il faut lutter contre ça. Nous avons été victimes au Taura Huira’atira aussi de ce genre de comportement des élus qui nous ont envoyés vers des difficultés sans nom. Mais c’est peut-être le seul volet qui manque à la loi : quand quelqu’un est élu sur une liste et qu’il quitte la liste mais qu’il quitte ses fonctions, et puis je pense que les choses iront mieux. »
Aucune rencontre entre le Tavini Huira’atira, le Tapura Huira’atira et A Here ia Porinetia n’a été programmée pour le moment. Il serait question de discussions en fin de semaine, une fois que chacun des partis aura consulté sa base pour définir sa stratégie et ses demandes.



