« Moi, je suis serein. Je fais confiance à l’intelligence collective et au sens de l’intérêt général », a déclaré le président du Pays alors que ce vendredi l’Assemblée examine une nouvelle fois le collectif budgétaire.
En cas de nouveau rejet, Moetai Brotherson pourrait engager la responsabilité de son gouvernement pour que le texte soit adopté, mais avec le risque que les élus de Tarahoi déposent une motion de renvoi pour faire tomber l’exécutif.
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« Je respecte les règles, je respecte le statut, je ne fais pas de futurologie. Je suis incapable de vous dire à 100% que ce sera voté demain comme je suis incapable de vous dire à l’heure qu’il est si la France va gagner contre le Maroc », a-t-il toutefois tempéré, ce jeudi matin.
Mais Moetai Brotherson s’être entretenu avec Oscar Temaru et Antony Géros « sur ce sujet et sur d’autres sujets ». « Je pense que le bon sens l’emportera demain », a-t-il dit.
Le président du Pays table donc sur l’adoption du collectif budgétaire. « Ensuite, on engagera la discussion très rapidement sur le collectif 3. C’est sur ce collectif que les différentes demandes d’ajustement, les manques qui ont été exprimés par certains, les préoccupations pourront être intégrées dans la mesure du possible. Il ne faut pas non plus déstructurer et déséquilibrer un budget. Donc demain, on verra », a-t-il conclu.
Dans un communiqué, son premier en tant que parti, A Fano Ti’a annonce également avoir rencontré les élus du Tavini.
« Les deux formations ont réaffirmé leur volonté commune de concentrer pleinement leurs efforts sur les enjeux majeurs qui engagent l’avenir du Pays », en premier lieu le vote « essentiel » du collectif « afin d’éviter tout blocage économique », indique le communiqué du nouveau parti, co-signé par son président, Moetai Brotherson, et son vice-président, Tematai Le Gayic. Reste maintenant à savoir si les annonces seront suivies des actes.



