Heiva 2026 : le report des soirées oblige les groupes à tout réorganiser

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Les reports de plusieurs soirées du Heiva, en raison des intempéries, ont bouleversé l'organisation de nombreux groupes, dont Temaeva, Pupu 'ori Tamari'i Vaira'o et Tamarii Tautira, qui devaient se produire samedi soir. Bien plus qu'un simple changement de calendrier, ces décisions ont obligé danseurs, artisans et bénévoles à revoir une grande partie de leurs préparatifs. Entre végétaux à remplacer, dépenses imprévues et équipes à remobiliser, chacun s'organise pour être prêt le jour J.

Quand une soirée du Heiva est reportée, ce n’est pas seulement une date qui change. Toute une organisation est à reconstruire. Les costumes végétaux, confectionnés pour une représentation unique, supportent mal le temps qui passe et l’humidité. Pour les danseurs, les artisans et les proches venus prêter main-forte, une partie des préparatifs doit être recommencée.

« Je me suis levée à 5 heures ce matin. J’ai demandé à Hono et Vai s’ils pouvaient refaire mon grand végétal. Ils ont bien voulu refaire mon grand végétal. Je suis très contente. Par contre, j’ai couru après les tiare Tahiti. Je suis allée à Punaauia, dans la montagne, à Vaitavere pour récupérer les anuhe, metua pu’a. Mais c’est bon, j’ai tout ce qu’il faut », confie, soulagée, Tini Chaulet, danseuse du groupe Pupu ‘ori Tamari’i Vaira’o.

 

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Nouvelle récolte, nouveaux assemblages… Chez les artisans costumiers aussi, le report vient désorganiser un calendrier minutieusement planifié. Il faut remettre certains costumes en état tout en poursuivant la préparation de ceux des groupes appelés à se produire dans les jours suivants.

« C’est sûr qu’il y a toute une organisation à revoir parce qu’il y a le programme déjà de cette semaine par rapport aux groupes qu’on a. On a des costumes à faire pour cette semaine pour le Heiva. Et leur costumerie se met déjà à travailler sur le végétal trois jours avant. Du coup, nous on est peiné parce que si mardi on est là en train de travailler sur un spectacle qui a déjà eu lieu, on raccourcit notre timing avec les groupes qui arrivent prochainement. C’est ça le souci », admet Honoura Pani, artisan costumier.

Au sein des troupes, il a également fallu composer avec l’incertitude et la fatigue. Les rendez-vous chez les maquilleurs, la confection des costumes et l’organisation de chacun ont dû être repensés. Une seule consigne est restée inchangée : rester soudés.

« C’est à ce moment-là qu’on commence avec la fatigue, on est un peu à fleur de peau. Le premier ordre de notre chef et du bureau, c’est de rester soudés. C’est là que le mot résilience prend tout son sens. Donc, de notre côté, on accueille les informations. C’est compliqué, mais voilà, on y va. On s’est dit, allez, on va changer les créneaux pour le make-up. On va voir comment on va s’organiser pour les végétaux. C’est juste une question d’organisation », explique Meari U, danseuse du groupe Temaeva.

Après plusieurs jours d’attente et de réorganisation, les groupes retrouveront enfin la scène de To’ata ce mardi 7 juillet. Avec des costumes recomposés, des équipes remobilisées et, malgré les contraintes, la même ambition : défendre des mois de travail le temps d’une seule soirée.

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