Prolongation de la DSP aérienne : la satisfaction en demi-teinte des acteurs du tourisme

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Si le nouvel avenant de prolongation de la DSP aérienne garantit la reprise des réservations pour septembre 2026, la mesure ne convainc qu'à moitié les acteurs du tourisme interinsulaire. Entre logistique de court terme et exigences du marché international, le monde des pensions de famille appelle à voir plus loin.

C’est signé. En mars dernier, un arrêté avait autorisé la poursuite des contrats pour la période du 1er juillet 2026 au 31 août 2026. Le nouvel avenant de prolongation de la délégation de service public (DSP) dans l’aérien permettra la reprise de la commercialisation des billets d’avion pour les vols programmés à partir de septembre 2026.

Une signature attendue mais qui ne satisfait pas pleinement les acteurs du tourisme local. « Nous, nos réservations se font un an à deux ans avant. Deux mois, trois mois, ce n’est pas suffisant du tout, estime Bianca Urarii, présidente du comité du tourisme des Gambier et propriétaire d’une pension de famille. Au niveau de l’international, ils font des projections de deux ans avant à trois ans même. Et c’est pire les groupes. Moi, je reçois même des groupes de la métropole qui font des réservations trois ans avant, parce que ce sont des grands groupes de dix à 20 personnes. Moi, j’ai des réservations de deux ans déjà avant. Je ne suis pas la seule, d’ailleurs. »

Même son de cloche du côté de l’association du tourisme authentique de Polynésie française. « C’est une satisfaction, je vais dire, en demi-teinte, et c’est pas Mélinda qui parle, ce sont les prestataires, les chefs d’entreprise, pas seulement les pensions de famille. Tout ceux qui travaillent pour notre tourisme authentique, tous ceux qui ont voulu mettre en avant ce tourisme de nos îles, lance la présidente Mélinda Bodin. À l’époque, il n’y avait que 18 îles, aujourd’hui, on est à 34 îles, voire 38 îles. Donc, si on a décidé de mettre en place le tourisme dans nos îles pour nos populations, nos pêcheurs, nos agriculteurs, nos artisans, bien sûr, nos chefs d’entreprise accueillants, eh bien, mettons ce qu’il faut pour qu’ils puissent voir loin pour leur avenir, pour leur business dans lequel ils ont investi. (…) J’ai une propriétaire de pension de famille qui m’a appelée la semaine dernière pour me dire, « présidente, je vais quitter mon île. Je cherche quelqu’un qui louerait ma pension parce que je n’y arrive pas. Si on veut mettre en place le tourisme, un minimum de deux vols par semaine, comme à Mataiva, où aujourd’hui, waouh, la population est hyper contente. »

Un nouveau schéma directeur du transport aérien interinsulaire (SDTAI) est en préparation.

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