Au début du mois, lors de son premier meeting de campagne, Jean-Luc Mélenchon avait annoncé qu’en cas de victoire la Nouvelle-Calédonie irait « vers l’indépendance« .
Lors d’une interview diffusée mercredi par Outre-mer La Première, il a précisé son propos.
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« Le peuple français n’est pas un décor (…) La République n’appartient pas à celui qui la préside« , a-t-il dit.
« Dès lors, il faudrait commencer par l’indépendance et demander aux Français dans leur ensemble s’ils sont d’accord« , a-t-il ajouté, précisant que ce référendum arriverait « très vite » en cas de victoire au printemps 2027.
« C’est la France qui a envahi en tant que Nation et c’est elle qui doit décoloniser« , a-t-il insisté.
« Une fois qu’on en sera là, c’est très facile d’ouvrir la discussion à propos des méthodes de l’association« , pour parvenir à un scénario d’indépendance-association de la Nouvelle-Calédonie, régulièrement traversée par des crises sur son avenir institutionnel.
Le fondateur de LFI est également revenu sur la Corse, qu’il a promis d' »accompagner vers l’autonomie étendue« , ce qui tranche avec son ancienne approche plus jacobine sur la question.
« Au départ, j’étais d’avis exactement inverse (…) j’ai changé d’avis, je ne suis pas borné« , a-t-il dit sur Outre-mer La Première en expliquant son évolution par « le vote des Corses« .
« Trois fois de suite ils ont voté massivement pour des autonomistes« , a-t-il rappelé.
Mais le leader de la gauche radicale a fixé une « condition » à ce processus d’autonomie : « Pas de régression sociale ou écologique » dans l’île.
« Si vous voulez faire mieux que la loi républicaine française, alors faites-le, comme on le fait par exemple dans les accords d’entreprise. Le principe de faveur, c’est la loi est la plus forte, la branche peut faire plus fort, mieux, et l’entreprise aussi« , a-t-il développé.
Les débats ont commencé mardi dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale sur l’instauration d' »un statut d’autonomie au sein de la République » pour la Corse. Le point de départ d’un chemin long et incertain, qui passerait par le vote de 3/5e des parlementaires réunis.



