L’accord « apportera la paix à toute la région« , a assuré Donal Trump, qui n’a pas mentionné explicitement le Liban, où une frappe israélienne a fait un mort lundi.
« Des navires, dont certains chargés de pétrole, commencent à sortir du détroit d’Ormuz« , a-t-il assuré sur son réseau Truth Social.
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Le président américain a atterri dans l’après-midi à Genève avant de se rendre en hélicoptère à Evian, côté français du lac Léman, pour le sommet du G7. Sa présence à la cérémonie de signature du cadre d’accord vendredi est « possible », selon son vice-président.
Cette signature doit marquer l’ouverture d’une période de 60 jours pour conclure un accord final.
L’accord permet « la fin immédiate et définitive de la guerre et des opérations militaires sur les différents fronts, y compris au Liban« , a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères iranien, Kazem Gharibabadi.
« C’est une source de fierté« , s’est réjoui le président iranien Massoud Pezeshkian. « Si toutes les dispositions prévues sont mises en œuvre (…) nous construirons un monde différent en Iran et au Moyen-Orient ».
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur clé, a salué « un pas historique vers la paix » même si le document précis n’a pas été rendu public, laissant planer des doutes sur des points de divergence entre les deux parties après de laborieuses négociations.
Frais de « services de navigation »
Selon le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, l’accord prévoit que l’Iran facture « des frais pour les services de navigation » dans le détroit d’ormuz, « la protection de l’environnement » ou encore « l’assurance des navires« , plutôt que d’imposer des péages dont les Etats-Unis ne voulaient pas.
Il a aussi assuré que « la partie américaine s’est engagée » à débloquer des fonds iraniens gelés à l’étranger et à verser des réparations pour les dégâts provoqués par la guerre.
Les Etats-Unis doivent également garantir qu’Israël mette fin à la guerre au Liban, selon M. Baghaï, qui a prévenu que son pays ne faisait « confiance ni à Israël ni aux Etats-Unis« .
Les habitants de la région semblaient eux mitigés sur cet accord qui vise à mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes et qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban.
« Le peuple iranien n’a rien gagné avec cet accord« , réagit Arya, 38 ans, professeur d’anglais à Téhéran. « Les gens ne vont pas revenir à leur vie d’avant. Le principal enseignement de cette guerre pour le peuple iranien est que Trump n’est pas leur allié« .
Au Liban, certains déplacés envisageaient timidement un retour vers le sud dans des zones non occupées par Israël. Hana al-Jamma assure que « même s’il ne reste que des ruines, nous y planterons une tente et nous y resterons », disant « merci à l’Iran ».
Le président Joseph Aoun a espéré que l’accord « mettra un terme définitif » aux hostilités. Une source officielle libanaise a indiqué à l’AFP que son pays n’avait pas été informé des termes de l’accord, ni du moment de l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu dans la guerre opposant le Hezbollah pro-iranien à Israël depuis le 2 mars. Et lundi, une frappe israélienne a fait un mort dans le sud du pays.
Le Hezbollah lui, a cessé ses attaques, et s’est dit « profondément reconnaissant » envers l’Iran pour « pour son insistance à ce que le Liban soit partie prenante de tout accord ».
Côté israélien, Itamar Ben Gvir, figure de l’extrême droite et ministre chargé de la Sécurité nationale, a affirmé que « l’accord de Trump ne nous engage pas« .
Et le ministre de la Défense, Israël Katz, a prévenu que « l’armée israélienne restera dans les zones de sécurité au Liban, en Syrie et à Gaza pour une période illimitée« .
60 jours de négociation
L’accord-cadre est conçu comme un prélude à 60 jours de négociations, qui porteront sur quatre sujets, selon Kazem Gharibabadi : la levée des sanctions contre l’Iran, la question du nucléaire, la « reconstruction » et « le développement économique » du pays, ainsi que « la mise en place d’un mécanisme de suivi » des engagements pris.
L’Iran cherchera « à ce que l’accord final soit soutenu par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies« , a précisé la diplomatie iranienne, soulignant que Téhéran « tirerait des enseignements du passé« .
Dans des déclarations au New York Times, M. Trump a indiqué qu’un volet des négociations portera sur l’acceptation par l’Iran d’un moratoire de 20 ans sur l’enrichissement d’uranium, laissant entendre qu’un accord pourrait être trouvé pour une durée de 15 ans.



