Un plan social en préparation à la Somac

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L’expulsion de la Somac à Titioro se précise. La dernière décision de justice en faveur des propriétaires du site fait désormais planer la menace de licenciements pour motif économique sur les 80 salariés de l’entreprise. La direction, elle, reste silencieuse, mais une réunion avec le personnel se serait tenue hier.

Après deux ans de bras de fer judiciaire, la Somac va bel et bien devoir quitter son site historique. Le litige entre la société et le propriétaire foncier a abouti en mars dernier au rejet du pourvoi en cassation formé par le propriétaire de l’entreprise.

Me Arcus Ausang, l’avocat d’une famille de propriétaires fonciers avait déjà prévenu que la société « devrait chercher une solution à très court terme ». Car l’expulsion est définitive et la procédure engagée. 

 

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« L’huissier de justice qui a le monopole de l’expulsion doit saisir le haut-commissariat lequel doit instruire ce dossier. On a essayé de voir déjà avec les dirigeants de la Somac comment on peut prévoir une libération à l’amiable. (…) Je souhaiterais qu’il n’y ait pas d’expulsion manu militari », expliquait l’avocat au mois de mars.

Dans les rangs des salariés, l’inquiétude grandit. Certains évoquent déjà un plan social. Mais faute, à ce stade, de mesures de reprise ou de reclassement, les syndicats parlent de licenciements pour motif économique.

Une réunion, ce mercredi, avec l’ensemble du personnel aurait permis de l’annoncer officiellement. Mais sans plus de précision. Contactée par la rédaction, la direction se refuse à tout commentaire.

Si depuis deux ans, les CDD n’ont pas été renouvelés, quid des quelques 80 CDI restants ?  Dès le début du litige en 2024, la direction de la société avait pourtant anticipé ce scénario, annonçant dans une note de service la mise en place d’indemnités.

« Une Caisse de Chômage SOMAC/SOMAB, financée notamment par un prélèvement sur nos ventes, est mise en place », indiquait celle-ci.

Une enveloppe de 178 millions de francs était prévue, « soit une indemnité chômage de 2.029.836 Fcfp par bénéficiaire, versée sur environ 14 mois ».

Les syndicats espèrent disposer d’un délai jusqu’à la fin de l’année avant d’évacuer les lieux

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