Nautisme : six mois de contrôles pour éviter les drames en mer

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Promouvoir les bonnes pratiques et sensibiliser aux dangers des activités nautiques, telles sont les vertus des Journées de sécurité des loisirs nautiques et de plaisance. De mai à octobre, les services de l’Etat accentueront leurs contrôles sur Tahiti et Moorea pour informer les professionnels et les particuliers des risques de la mer et de leur impact potentiel sur l’environnement.

En 2025, 12 personnes ont disparu ou sont décédées en mer. Un chiffre qui justifie le renouvellement des Journées de sécurité des loisirs nautiques et de plaisance.

Cette campagne de contrôles et de sensibilisations s’étend sur les six prochains mois avec un objectif simple : rappeler les gestes et les équipements qui sauvent.

 

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« D’un côté, on est là pour faire beaucoup de prévention et, après, les contrôles où on nous prend un peu de haut, où on est un peu agressif, forcément là ça va moins bien se passer. Tout de suite, on fait moins de prévention. Mais en général, je trouve que les usagers de la mer sont quand même respectueux de notre uniforme », constate le chef d’escadron Tony Prin, le commandant de la gendarmerie maritime.

Ici un groupe d’amis. Seul un gilet de sauvetage leur fait défaut. En cas de procès-verbal, un délai est prévu pour permettre la mise en conformité.

 « On a reçu beaucoup d’informations qu’on ignorait et c’est bien aussi d’être là pour la sécurité de tous. C’est vrai qu’on est peut-être un petit peu trop laxiste des fois et après il peut y avoir des accidents », dit l’un d’eux.

Alcool, drogue, vitesse excessive ou défaut de permis, certains comportements en mer rappellent ceux observés sur la route.

« Pour ce genre de comportements à risque, on a malheureusement quelques similitudes. Je dirais que c’est même plus dangereux puisque c’est souvent plus difficile d’aller récupérer les gens à temps », explique Etienne de la Fouchardière, le secrétaire général adjoint du Haut-Commissariat.

Pourtant les moyens de contrôles ne sont pas aussi dissuasifs sur le plan d’eau que sur les routes. 

« On ne peut pas contrôler l’alcoolémie ni la drogue sur les bateaux. Les textes vont évoluer dans peu de temps. Je pense que dans quelques mois ça va arriver. Le seul moment où on contrôle les gens pour alcoolémie, c’est quand il y a un accident grave », précise Tony Prin.

Outre l’aspect sécuritaire, le respect de l’environnement est également dans le viseur des gendarmes. Pêche illégale, ou non-respect du mouillage, ces comportements ont un impact conséquent sur le lagon.

 « C’est vrai qu’on constate beaucoup d’évolutions assez négatives (…) Si on ne fait pas assez attention à l’environnement marin, il va être encore plus impacté », dit Kealani, une jeune plaisancière

L’année dernière, ces Journées ont permis à la brigade maritime de réaliser une centaine de contrôles et de relever près d’une cinquantaine de contraventions.

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