Les tavana des Raromatai enterrent le projet de CET et optent pour des incinérateurs

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La communauté de communes de Hava’i tourne définitivement la page du projet de Centre d’Enfouissement Technique (CET). Face à l’urgence de la gestion des ordures ménagères, et après des années de contestations, les élus privilégient désormais la piste des incinérateurs pour traiter les déchets de Raiatea, Tahaa, Huahine et Maupiti. Un choix présenté ce lundi matin au haut-commissaire.

Le président de la “Comcom” Hava’i, Thomas Moutame l’a annoncé ce lundi : “La semaine dernière, lors de notre assemblée générale, tous les membres de la communauté de communes ont décidé à l’unanimité de retirer le projet. Il n’y a plus d’installation de CET à Faaroa”.


Il s’agit d’un changement de cap majeur pour les communes des Îles Sous-le-Vent. Le projet de CET, lancé dès 2013 mais jamais concrétisé, ne verra donc pas le jour. Les Tavana de Hava’i ont choisi une autre solution : l’installation de quatre incinérateurs pour traiter les déchets des îles.

Une décision notamment motivée par la saturation imminente du seul dépotoir de Raiatea, mais aussi par la forte mobilisation des opposants au centre d’enfouissement.

C’est vrai qu’au départ le conseil municipal avait donné un avis favorable. A la suite des doléances de notre population, j’ai rencontré individuellement, foyer par foyer, la population de Faaroa. Ils m’ont dit très gentiment : ‘Tavana, est-ce qu’on ne peut pas trouver autre chose? D’où les incinérateurs à petite échelle”, ajoute Thomas Moutame.

Ce lundi matin, celui-ci était accompagné des tavana de Uturoa et de Tumara’a pour présenter ce nouveau projet au haut-commissaire Alexandre Rochatte actuellement en déplacement à Raiatea.

La délégation a également eu l’opportunité de découvrir l’incinérateur d’un commerçant de l’île afin d’observer concrètement son fonctionnement.

Le coût du projet est aussi revu à la baisse : près d’un milliard de francs pour quatre incinérateurs de 600 m3, contre plus de cinq milliards estimés pour l’ancien projet de CET.

Nous opterions pour un incinérateur par commune, par exemple. Je pense que c’est une solution. Ce n’est pas la meilleure, mais c’est une solution moins polluante qu’un CET”, explique Gérard Goltz, le maire de Tumara’a.

Les élus souhaitent désormais accélérer le dossier. Une délégation doit prochainement se rendre en Nouvelle-Zélande pour visiter plusieurs usines spécialisées avant de lancer la suite du projet.

Je veux voir comment cela fonctionne. Il faut poser des questions.  Je ne veux pas attendre. Le plus urgent, c’est le traitement de nos ordures ménagères. On va aller maison par maison pour voir quels sont les déchets qu’il faut trier pour les incinérateurs”, dit Thomas Moutame.

Les tavana entendent également se pencher sur le traitement des résidus restants après incinération.

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