Profitant du soutien de Donald Trump au lancement unilatéral de cette industrie, y compris en dehors des eaux américaines, TMC (The Metals Company) a déposé il y a un an, via sa filiale américaine, la première demande d’exploitation minière dans les eaux internationales auprès de l’agence américaine d’observation atmosphérique et océanique (NOAA).
Cette demande concernait des parcelles d’un total d’environ 25 000 km² dans la zone de Clarion-Clipperton (CCZ) dans le Pacifique, pour ramasser des « nodules polymétalliques » riches en minéraux stratégiques pour la transition énergétique, comme le nickel des batteries ou le cuivre des câbles électriques.
Dans le cadre de la nouvelle procédure accélérée mise en place par la NOAA après les instructions du président américain, l’entreprise a ensuite soumis en janvier une nouvelle version de sa demande, élargie à environ 65 000 km², avec une ressource estimée de 619 millions de tonnes de nodules.
La NOAA vient de déterminer que cette version consolidée de la demande « est en conformité totale » avec les règles applicables, a indiqué TMC vendredi dans un communiqué.
« Cette décision marque une étape importante dans le processus transparent et basé sur les règles de la NOAA, et nous approche encore plus près de la capacité à fournir aux Etats-Unis une source de métaux critiques nouvelle, abondante et à faible impact » , s’est réjoui son patron Gerard Barron.
Une nouvelle étape qui permet désormais à TMC d’espérer l’obtention d’un permis « avant la fin » du premier trimestre 2027, a précisé le communiqué.
Les prochaines étapes incluent la publication d’une « déclaration d’impacts environnementaux » qui sera ouverte aux commentaires du public, avant la décision finale de la NOAA.
Les fonds marins sont convoités pour leur richesse en minéraux très demandés pour les véhicules électriques, les smartphones et ordinateurs portables, ou encore les panneaux solaires.
Mais les scientifiques s’inquiètent des risques environnementaux liés à l’exploitation minière et des dizaines de pays plaident pour un moratoire.



