Prendre l’avion coûtera bientôt plus cher. La hausse des prix du kérosène dans le contexte de tensions persistantes au Moyen-Orient a poussé Air Tahiti à annoncer une augmentation de 5 % du prix de ses billets, tandis que Air Moana prévoit une hausse d’au moins 500 Fcfp sur ses tarifs à compter du 1er mai.
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Moetai Brotherson confirme avoir été sollicité dans ce cadre, pour une demande d’aide complémentaire, le jet-fuel – carburant utilisé par les transporteurs aériens – n’étant pas inclus dans le dispositif du FRPH, bouclier tarifaire sur les hydrocarbures abondé de 3,5 milliards de Fcfp par le collectif budgétaire du gouvernement en réaction à la crise.
« On reçoit des demandes d’aide tous les jours de compagnies diverses et variées. On comprend bien le contexte particulier du transport aérien » , explique le président du Pays. Qui ne peut qu’acter la décision des compagnies domestiques de faire payer leurs billets plus cher. « Si on veut être totalement honnête, cette surcharge est déjà effective dans tous les pays du monde. On est quasiment les derniers à le faire. C’est logique« , souligne-t-il.
À défaut d’une aide financière directe, le gouvernement envisage d’actionner le levier fiscal, en suspendant temporairement des taxes sur les hydrocarbures. Une éventualité « sérieusement » étudiée, indique Moetai Brotherson. « Pas ad vitam aeternam, mais le temps d’absorber la crise« , précise-t-il.
Un soutien sans aucun doute attendu par Air Tahiti, la compagnie ayant fait annuler les aides du Pays accordés à sa concurrente devant le tribunal administratif, fin janvier. Des décisions pour lesquelles Air Moana a fait appel.



