Moisson de médailles au Salon de l’agriculture pour les exposants polynésiens

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La 62e édition de Salon de l’agriculture s’achève à Paris sur un succès pour les exposants polynésiens. Plusieurs d’entre eux ont en effet été primés lors du concours qui accompagne l’événement. Rhum et vanille, l’excellence des produits de notre terroir a été récompensée par des médailles d’or et d’argent.

Le savoir-faire polynésien a une nouvelle fois rayonné au Salon de l’agriculture de Paris. 3 médailles d’or, et 3 d’argent, ont été décernées à la Polynésie. La vanille de Rupe Tuhei-Faahu a ainsi remporté le plus précieux métal.

« Je suis très content de gagner pour la deuxième année consécutive. Cela récompense notre travail qui est reconnu par le concours général agricole », se félicite l’intéressé.

Cette année, deux producteurs repartent avec la médaille d’or. Une récompense qui témoigne de la qualité de la vanille de Tahiti. « Les artisans pâtissiers, nos distributeurs, sont très contents de ce prix. J’aimerais bien une troisième médaille consécutive, mais ce sera dur. On fera tout le possible pour revenir l’année prochaine », annonce Rupe Tuhei-Faahu.

Le rhum n’est pas en reste. 4 médailles viennent récompenser la production locale, dont une en or. A la première place l’an dernier pour son rhum blanc, Didier Montanard descend d’une marche cette année. Pas de quoi le décevoir pour autant.

« On est très content. C’est la troisième année que notre rhum est médaillé. La médaille d’or a changé de côté. Elle est passée chez le producteur de la canne », s’amuse-t-il.

Laurent Masseron plante depuis 20 ans de la canne à sucre sur l’île de Tahaa. Son rhum blanc, médaillé d’argent en 2024, a décroché l’or pour la première fois.

« On cumule les médailles, donc cela confirme la qualité de nos rhums. La médaille rassure ceux qui les consomment et cela nous permet aussi d’accéder à de nouvelles personnes qui ont entendu parler de la médaille et qui n’étaient peut-être pas prêtes à acheter un rhum de Polynésie », dit-il.

Manutea Parent a quant à lui remporté 2 médailles d’argent : l’une pour son rhume blanc et l’autre pour son rhum vieux. « C’était la première fois que nous présentions notre rhum vieux à un concours et on est ravi d’avoir eu une médaille d’argent directement », sourit-il. « On est la seule distillerie à avoir eu 2 médailles. Je suis fier du travail que l’on a accompli », ajoute-il.

Contrairement au rhum des Antilles reconnu depuis de longues années, le rhum polynésien était moins renommé, mais il se fait désormais une place de choix sur le marché et séduit les amateurs.

« C’est une reconnaissance de la qualité de nos produits. Il y a une démarche d’indication géographique qui a été engagée pour prouver à tout le monde qu’on est fiable et qu’on est régulier, y compris sur notre qualité. Toutes ces médailles, c’est le reflet de notre travail et de notre savoir-faire. On a toute notre place parmi les meilleurs rhums du monde, je crois, aujourd’hui », estime le président du Syndicat des rhums polynésiens, Marotea Vitrac

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