Le 21 février dernier, un incendie s’est déclaré derrière la quincaillerie Hugues. Si les causes de ce sinistre ne sont pas encore établies, le court-circuit reste la piste privilégiée. Un danger invisible dans des foyers qui échappent à tout contrôle obligatoire.
« Le problème, c’est qu’il n’y a aucune loi pour les particuliers dans le Code de l’habitation, explique Yvon Bellier, gérant d’une entreprise spécialisée. Ce n’est pas obligatoire d’avoir des extincteurs. (…) C’est obligatoire dans les sociétés (…) via le code des établissements recevant du public, etc. Par contre, pour les particuliers, il n’y a aucune obligation. (…) À part en métropole, les détecteurs de fumée qui sont obligatoires, mais en Polynésie, ce n’est pas encore obligatoire. »
Faute de loi, la sécurité repose sur le tableau électrique. Et, selon Joseph Tunua, électricien professionnel, les systèmes non conformes restent encore trop nombreux. « Souvent, ce sont des bricoleurs qui font de l’électricité et la clientèle ne le sait pas. Bon, le système, il est fonctionnel, mais il n’est pas sécurisé. Donc, nous, on a un tableau de mise en place avec des sécurités qui s’appelle le différentiel (…) Dès qu’il y a un problème, par exemple une machine à laver, un micro-ondes (…) il fait sauter immédiatement le différentiel. Donc pour l’être humain, il n’y a pas de risque.«
Car nos habitudes de consommation ont changé. Surcharge des prises ou batteries en charge : le danger guette surtout la nuit. « Évitez de faire de la recharge la nuit lorsque l’on dort, conseille le colonel Olivier Lhote, directeur adjoint de la Protection civile. Un détecteur, c’est environ 4 000 Fcfp dans tous les bons magasins de bricolage. (…) Si l’incendie commence à grandir, vous quittez la pièce, vous fermez la porte, vous appelez les sapeurs-pompiers au numéro 18.«
Un diagnostic professionnel et un détecteur pour quelques milliers de Fcfp. En électricité, la prudence reste la meilleure des assurances…



