Dernière ligne droite pour l’impression des documents électoraux destinés aux prochaines élections municipales. Depuis 3 jours, les 2 imprimeurs de la place et leurs équipes travaillent sans relâche pour que les candidats puissent réceptionner leurs documents dès lundi.
« Comme à chaque élection, c’est la course et c’est pour ça qu’on a développé des équipes. On a demandé des autorisations pour travailler samedi et dimanche, jour et nuit. Et on a mis tous nos outils de production sur le feu », témoigne Bruno Paquet, directeur de production.
Pour Titaina Faafatua, qui en est à sa 15ᵉ élection, le rythme est toujours aussi soutenu. « On peut faire de 100 à 300 cartons », sourit-elle, « c’est exceptionnel quand même, ce n’est pas comme ça tous les jours. Heureusement. Pour les élections, ça bouge beaucoup ».
Si le débit est intense, l’exigence des gabarits et des codes couleurs l’est tout autant.
« Pour la profession de foi, c’est relativement ‘soft’ comme contrôle, parce que le seul contrôle qu’on a, c’est le format qui doit être A4 et il ne doit pas y avoir l’utilisation des couleurs du drapeau français, bleu, blanc, rouge, sauf si c’est dans un logo », explique Corinne Cury, la directrice du service de la réglementation et des affaires juridiques.
« Par contre, pour le bulletin, c’est beaucoup plus normé », ajoute-t-elle, « le format est imposé. Les noms doivent exactement correspondre à ce qui a été déposé au niveau du Haut-commissariat. Et il doit y avoir une seule couleur sur le bulletin alors que sur la profession de foi, les couleurs sont plus libres. »
Pour chaque liste, le coût moyen est évalué à 300 000 francs. Une somme qui sera remboursée pour celles qui parviennent à dépasser le seuil des 5 % des votes exprimés.
« Soit ils avancent la somme auprès de l’imprimeur, et ils sont remboursés, soit il y a ce qu’on appelle une subrogation, c’est-à-dire que l’État remboursera directement l’imprimeur, ce qui permet aux candidats de ne pas avancer les fonds », précise Corinne Cury.
Ces centaines de milliers de documents seront acheminés par voie postale. Ce qui représente 190 000 enveloppes pour chaque tour du scrutin. Une logistique importante qui s’appuie de plus en plus sur les supports numériques, même s’il reste encore des efforts à faire.
« La propagande est mise en ligne, donc on peut la consulter de façon numérique, mais ça reste peu utilisé », constate Corinne Cury, « les électeurs sont encore très attachés au format papier ».



