« On n’a pas peur » : Tahiti United prêt pour l’OFC Pro League

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Le football tahitien s’apprête à vivre un tournant : premier club professionnel du fenua, Tahiti United s’envole la semaine prochaine pour disputer son tout premier match de l'OFC Pro League, dimanche 18 janvier face à South Melbourne FC. Quatre mois de compétition à travers le Pacifique, un format inédit et un défi colossal pour une équipe jeune, soudée et ambitieuse.

Le football tahitien s’apprête à écrire une nouvelle page de son histoire, loin des pelouses du fenua. Tahiti United, premier club professionnel du fenua, s’envole mercredi prochain pour disputer la toute première OFC Pro League, réunissant huit clubs de la région Pacifique.

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En pleine préparation, l’équipe dévoile au fur et à mesure, sur ses réseaux sociaux, les éléments de son identité : son maillot, et surtout ses 21 joueurs pros, avant un périple de quatre mois à travers le Pacifique.

 

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Dans la salle de musculation de Mahina, l’ambiance est à la fois studieuse et détendue. Avant de prendre leurs marques sur le terrain, les joueurs s’attèlent au renforcement physique, conscients de l’exigence d’un format inédit et particulièrement intense.

Un enthousiasme partagé par l’ensemble du groupe, comme le confie le défenseur central Kevin Barde. « Tout le monde est motivé, c’est la première Pro League. On se rappelle toujours des premiers, ils seront les premiers à lancer ça. Toute l’équipe est très motivée, les joueurs, le staff, le bureau, on a tous hâte d’y être », assure-t-il, le regard déjà tourné vers la compétition.

Pour les joueurs, l’engagement est total, avec six mois de disponibilité accordés, parfois au détriment du travail et de la vie de famille. La moyenne d’âge – 24 ans – est jeune, allant du benjamin de 18 ans au doyen de 33 ans. Dix joueurs sont issus de l’AS Vénus, tandis que les autres ont été recrutés à Tahiti, Moorea, mais aussi hors du fenua.

Un choix assumé par le staff technique. Pour le coach Samuel Garcia, l’apport extérieur est un levier essentiel pour faire progresser le groupe. « On a deux joueurs qui viennent de Nouvelle-Calédonie, on a un Fidjien, et un gardien de but qui vient de Nouvelle-Zélande. Ce qui est important c’est d’emmener du sang neuf avec une nouvelle philosophie. On a de choses que nous n’avons pas. On sait que les joueurs calédoniens ont beaucoup d’explosivité. Donc on emmène quelque chose que nous n’avons pas pour tirer l’équipe vers le haut », explique-t-il.

L’entrée en matière s’annonce particulièrement relevée pour les représentants tahitiens. Premier match le 18 janvier à Eden Park, face au favori de la compétition, l’équipe australienne de South Melbourne FC. Un baptême du feu que Tahiti United aborde sans complexe. « Il vaut mieux démarrer par le plus difficile. Comme je le dis, on n’a pas de pression particulière. On est là pour donner le maximum et on va se laisser le temps de progresser tous ensemble. Ce sera un gros morceau tout de suite mais on n’a pas peur. On y va avec nos armes et avec nos forces », affirme le coach.

Après l’Australie, le calendrier restera tout aussi exigeant : Vanuatu, Fidji, Îles Salomon, Papouasie-Nouvelle-Guinée… Six matchs en trois semaines, et des milliers de kilomètres à parcourir sans repasser par Tahiti. Un premier pas historique pour Tahiti United, porté par un groupe soudé, motivé et déterminé à faire rayonner les couleurs du fenua sur la scène océanienne.

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