Une soixantaine de rameurs de la sélection tahitienne de va’a ont entamé leur préparation pour les championnats du monde de vitesse de Singapour sur le plan d’eau de Taaone. Les athlètes profitent désormais des couloirs de course officiels récemment installés par le comité organisateur des Jeux du Pacifique, un dispositif qui leur permet de s’entraîner dans des conditions identiques à celles qu’ils retrouveront lors de la compétition.
Pour Philippe Bernardino, entraîneur de la sélection tahitienne, ces nouvelles installations constituent un véritable avantage pour corriger certains défauts techniques.
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« Il faut remercier le comité des jeux du Pacifique parce qu’ils ont installé le plan d’eau, c’est encore mieu pour nous, et auourd’hui o voit bien avec les couloirs respectifs, il y en a qui bouffe dedans, alors nous on a la chance de corriger déjà ça », souligne-t-il.
Au-delà du travail individuel, les entraîneurs doivent rapidement construire un collectif performant avec des rameurs issus de différents clubs.
« Notre sélection c’est différents rameurs de différents club. C’est pas évident, ils ne tournent pas ensemble tous les soirs. Les premières série qu’on faisait ils sont pas encore au point il faudrait faire des ajustements, changer de fa’ahoro, changer de bareuse. Apres nous les coach, notre rôle à nous, c’est de les mettre ensemble pourt qu’ils trvaillent ensemble la cohésion, le taho’e », explique l’entraîneur.

La préparation ne se résume pas à la vitesse. Les rameurs travaillent également la précision de leurs trajectoires, sous le regard attentif des vétérans, dont Manapamano Temaiano, seul Tahitien sélectionné dans la catégorie des plus de 80 ans. Celui-ci insiste notamment sur l’importance du passage de bouée.
« Le virage, c’est très important. Le leur n’est pas encore au point, à chaque fois, on est en retard. Les deux de devant enlèvent la rame, alors qu’il faut la garder en-dessous. Il faut apprendre », observe-t-il.
Grâce à ces entraînements sur un plan d’eau aménagé comme celui de Singapour, la sélection tahitienne peut affiner ses derniers réglages avant de défendre les couleurs du fenua sur la scène mondiale.



