À l’échauffement, Rarahu Champs répète ses mouvements avec application. Depuis le week-end du 21-22 avril, l’adolescente est détentrice du record de Polynésie de triathlon U14 – sprint, saut et lancer. Résultat : une performance complète de 120 points.
Rien, pourtant, ne la destinait à l’athlétisme. À ses débuts, c’est la danse qui occupe son quotidien. Puis vient une compétition de cross scolaire, presque anodine, qui change tout. Très vite, elle se découvre une attirance pour la course et s’oriente vers les disciplines de vitesse et de saut. Le 50 mètres, la hauteur… autant d’épreuves où elle cherche déjà à repousser ses limites.
« C’était mon premier objectif de battre le record de Polynésie, j’étais un peu choquée et en même temps carrément contente d’avoir réussi cet objectif » , confie-t-elle, encore surprise par sa propre performance.
Un résultat d’autant plus remarquable qu’il n’était pas forcément attendu. « Je ne m’attendais pas à ce qu’elle fasse d’aussi grosses perfs, sachant que les deux semaines qui ont précédé la compétition, elle avait quelques soucis physiques. Le mercredi, elle a fait une séance de hauteur pas top top et elle nous a fait un beau spectacle ce week-end » , observe Kizito Choleau, conseiller technique.
Sa progression repose sur un équilibre entre son club et le centre fédéral d’entraînement, avec trois à quatre séances hebdomadaires… sans pour autant abandonner la danse.
Mais pour la jeune athlète, ce record n’est qu’une étape. Ce qu’elle veut, c’est « rebattre ce record de Polynésie à 122 points et battre le record de hauteur triple saut » .

Pour continuer sa progression, Rarahu Champs pourra s’appuyer sur des modèles inspirants. Ce week-end, la sprinteuse française Muriel Hurtis était présente pour soutenir l’athlétisme local et donner le départ du marathon de Moorea. Une rencontre qui pourrait bien nourrir encore davantage les ambitions de la jeune prodige tahitienne.



