La première manche des championnats du monde de chasse sous-marine s’est déroulée ce vendredi à São Francisco do Sul, au Brésil dans des conditions particulièrement difficiles. Mer trouble, visibilité réduite, zone de compétition très restreinte et près de 100 athlètes engagés : il n’en fallait pas plus pour transformer cette entrée en matière en véritable épreuve physique. Avec un secteur de chasse très limité, les compétiteurs se sont rapidement retrouvés les uns sur les autres, contraints d’exploiter chaque recoin du terrain.
Taina Orth en tête chez les femmes
Dans ces conditions hostiles, la performance du jour est à mettre au crédit de la Tahitienne Taina Orth, seule athlète féminine à ramener un poisson valide parmi les représentantes polynésiennes. Sa prise, un beau Sororoca pesé à 1,2 kg, lui permet de prendre la première place du classement provisoire avec 2700 points, devant le Chili et les États-Unis. Les deux autres représentantes du fenua, Louise Lamotte et Onyx Lebihan n’ont pas démérité, chacune ramenant un poisson, malheureusement non valides.
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Chez les hommes, Dell Lamartinière 5ᵉ et premier Tahitien
Du côté des hommes, Dell Lamartinière réalise la meilleure opération pour la Team Tahiti. Avec 4 prises valides totalisant 4,785 kg, il se positionne à une solide 5e place provisoire, à l’affût du podium avant la deuxième journée. Juste derrière, Titouan Roncin rapporte également quatre poissons pour un cumul de 3,495 kg et s’adjuge la 9e place provisoire, tandis que Maui, 19e, parvient à valider deux prises (1,490 kg). Des scores qui témoignent, eux aussi, de la difficulté de trouver du poisson dans des eaux qui n’offrent que très peu de visibilité.
Une zone élargie, mais une mer toujours trouble
La deuxième et dernière journée s’annonce tout aussi exigeante. Si la zone de chasse sera beaucoup plus grande, permettant peut-être de mieux répartir les athlètes, la mer devrait rester trouble, rendant la prospection compliquée. Rien n’est joué : la Team Tahiti reste pleinement dans la course, avec une leader chez les femmes et deux hommes dans le top 10. La conclusion de ces Mondiaux s’annonce intense.



