Dans la continuité du mouvement démarré dans l’Hexagone, ils sont quelques dizaines réunis ce mercredi devant le lycée Paul Gauguin à Papeete. Pancartes en main, les élèves réclament de meilleures conditions de travail : des sanitaires propres, la climatisation dans les salles de classe et des plafonds sécurisés… « Il y a le toit qui s’effondre à cause des fientes de pigeons et de rats qui commencent à détruire le lycée. On a des conditions concernant les toilettes, qui ne sont pas très correctes, explique une lycéenne au micro de TNTV. On manifeste pour être sûrs de poucvoir apprendre dans un cadre serein et adapté. »
Nous avons pu obtenir quelques images :
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Informée du mouvement, la proviseure de l’établissement Isabelle Dinand a demandé aux professeurs d’organiser un temps de « discussion démocratique » de 2 heures ce matin en classe. « Le cadre de vie des élèves, ça fait partie des conditions de réussite des élèves et donc, s’ils estiment que leur cadre de vie n’est pas adéquate, ils ont la possibilité de le dire et de le dire dans le respect des règles démocratiques », estime-t-elle. La proviseure reconnait que le Lycée Gauguin est « vétuste ». Il est « entretenu par des agents d’entretien qui font leur maximum et il y a certainenement à leur goût des petites choses à changer« .



« On a une écoute du lycée. On est très chanceux et reconnaissants de ça, reconnait une lycéenne. La proviseure nous a autorisé à manifester aujourd’hui et plus tard on aura une discussion par rapport à nos revendications. On est très heureux de pouvoir être entendus de cette façon et on espère toucher un public plus large. »
Isabelle Dinand annonce que l’établissement pourra « bénéficier de travaux » dans le cadre des jeux du Pacifique : « On a la chance de pouvoir être village des jeux pour juillet 2027 et on fera partie des établissements qui vont bénéficier de travaux dans ce cadre là et donc les élèves comptent beaucoup sur ces travaux bien évidemment. On accompagne au mieux la mise en place de ces travaux pilotés par le ministère de l’Education et la DGEE. Nous, au sein des établissements, on fait ce qu’il est possible de faire au quotidien. Nous sommes les locataires de ces établissements donc nous faisons les travaux qui sont dédiés aux locataires des établissements », explique-t-elle.



