Quarante-huit heures après le constat de son décès, la baleine a finalement pu être remorquée au large. L’opération, destinée notamment à écarter tout risque sanitaire, a été menée conjointement par les sapeurs-pompiers et une entreprise privée.
« C’est fait. On n’a pas eu de souci technique, pas de souci par rapport à la météo, donc tout était idéal pour pouvoir faire la manœuvre », précise le lieutenant Roboam Domingo, chef du centre d’incendie et de secours de Paea.
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Le baleineau qui accompagnait sa mère n’a, lui non plus, pas survécu. Une seconde opération a donc été engagée dans la foulée afin d’évacuer le corps du jeune cétacé.
« On savait que ça allait être très difficile que le baleineau survive sans sa maman. Les gens nous disaient : pourquoi ne pas trouver une autre maman à ce baleineau ? Eh bien déjà, la difficulté, c’est qu’il faut aller très vite parce qu’il n’a pas mangé et normalement un baleineau boit 400 litres de lait par jour, donc sans sa maman il est perdu d’un point de vue alimentation, mais il est aussi perdu au niveau de son éducation, au niveau de tout l’apprentissage. Il n’y a qu’une maman qui peut lui apprendre à retourner en Antarctique et à se nourrir, se protéger, etc. », explique Agnès Benet, docteure en biologie sous-marine et fondatrice de l’association Mata Tohora.
Les circonstances de l’échouage de la baleine restent, à ce stade, inconnues. L’évacuation des deux cétacés met fin à plusieurs jours de mobilisation des secours et des associations.






