Direction et syndicat se sont finalement retrouvés à 11 heures à la mairie de Papeete. La réunion s’est faite sous la surveillance de deux vigiles. Les médias ont été tenus à l’écart. Un représentant de la direction d’Air France, un directeur des ressources humaines (DRH), venu de métropole, était présent. Une cinquantaine de PNC ont assisté à la rencontre mais plusieurs ont quitté la réunion en cours. « Le DRH est venu au départ pour dire exactement ce que la direction locale veut faire passer comme message. Et puis il voit bien que les choses s’enveniment. Il y a des choses dont il n’était pas au courant. Pour moi, la direction locale n’a plus rien à faire. Il faut faire venir des personnes de métropole pour régler le problème, ou envoyer notre direction là-bas », estime Alain Ateo du CHSCT, qui est sorti de la salle en cours de réunion.
Les grèvistes réclament la tête du directeur régional Alex Hervet. « La confiance est perdue depuis 3 ans avec ce personnage », lance Bertrand Courtade, délégué USAF UNSA
Pour la direction, il s’agissait d’une « réunion d’information ». « Nous devons stopper les embauches PNC à Papeete. On a encore embauché deux PNC les derniers mois mais nous ne pouvons plus augmenter l’effectif qui est aujourd’hui de 80 PNC à Papeete. Nous avons donc un projet en cours de consultation au comité d’entreprise qui est d’adapter les rotations. C’est la base de Paris qui va récupérer le tronçon LAX-Paris. Il n’y aura pas d’embauche ni de départ contraint à Papeete », annonce de manière très officielle, le directeur régional. Alex Hervet met en avant une « maîtrise des coûts » qui doit être respectée « dans toutes les entités » du groupe Air France. L’arrivée de la concurrence avec French Blue oblige aussi Air France à « encore plus » maîtriser les coûts selon lui.
Les PNC disent avoir reçu des menaces de leur direction et envisagent de poursuivre la grève tant qu’ils ne seront pas pris au sérieux.
Il y aurait 95% de grévistes chez les PNC. L’Agence Air France était fermée ce mardi matin.
La grève a également des conséquences sur le courrier. 300 colis Chronopost seraient en attente de livraison. Chronopost travaille habituellement avec Air France et a dû se tourner vers Air Tahiti Nui. Le retard d’envoi des colis est d’environ 1 semaine et demi selon l’OPT.
Les négociations étaient en suspens mardi à 14 heures et devaient reprendre à 15 heures. Malgré les tensions, syndicats et direction souhaitent trouver un accord.
Rédaction web avec Laure Philiber
Alex Hervet, directeur régional d’Air France
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Alain Ateo, du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT)



