Un arrêté adopté en Conseil des ministres ce mardi prévoit la refonte des allocations liées aux bourses du second degré afin de généraliser la prise en charge de la restauration scolaire dans les collèges et lycées.
À partir de la rentrée 2026-2027, tout élève scolarisé de la 6e à la Terminale, inscrit comme demi-pensionnaire ou interne dans un établissement public conventionné avec le Pays, pourra bénéficier d’une allocation de restauration scolaire. La demande se fera sans critère de ressources.
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Les établissements concernés imputeront directement les montants suivants sur les factures trimestrielles adressées à leurs représentants légaux. Concrètement, les élèves demi-pensionnaires ne paieront plus la cantine. Pour les internes, les tarifs seront également revus à la baisse : 9 900 Fcfp par trimestre dans les îles de la Société (contre 19 800 Fcfp aujourd’hui) et 16 500 Fcfp hors Société (contre 33 000 Fcfp). Les élèves issus des foyers les plus modestes pourront même bénéficier de la gratuité totale.
Des allocations complémentaires sont également prévues pour les élèves dont le quotient familial journalier est compris entre 0 et 580, notamment pour le soutien scolaire, l’achat de matériel et de livres.
Cette nouvelle allocation de restauration s’ajoute par ailleurs aux prestations familiales déjà versées par la Caisse de prévoyance sociale (CPS), qui participent actuellement aux frais de cantine à hauteur de 200 à 500 Fcfp par repas selon la situation familiale.
Les collèges et lycées privés sous contrat ou agréés sont également concernés par la réforme. Les modalités d’application feront cependant l’objet d’échanges dédiés avec les établissements concernés, afin d’aboutir à une baisse des tarifs facturés aux familles, dans le cadre des conventions prévues par le présent arrêté.
Fixée à 9 900 Fcfp par trimestre et par élève bénéficiaire, l’allocation de restauration scolaire de la bourse du secondaire sera versée directement aux établissements scolaires conventionnés. Le dispositif vise aussi à améliorer la qualité des repas, notamment en augmentant la part de produits locaux dans les approvisionnements. Pour en bénéficier, les établissements seront tenus de transmettre des états justificatifs détaillant le nombre de repas servis et les volumes d’achats de produits locaux.
Si la gratuité de la cantine dans le primaire n’est pas encore actée, en raison de la période électorale municipale, le gouvernement indique vouloir poser les bases de futures discussions avec les communes.



