Va’a Freedom No Ice : les dames et le para va’a invitées à relever le défi de 400km de rame

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Après la traversée jusqu'à Bora Bora en septembre dernier, quinze rameurs issus des quartiers prioritaires s’apprêtent à relever le défi Va'a freedom No ice. Le 6 avril à minuit, ils s’élanceront pour un aller-retour Tahiti-Huahine, soit 400 kilomètres de rame.

Ils sont quinze rameurs venus des quartiers prioritaires de Arue, Mahina, Pirae, Papeete, Faa’a et Mataiea. Dans la nuit du 6 avril à minuit, ils prendront le départ depuis le motu de Arue pour un défi hors norme : 400 kilomètres de rame en relais, direction Huahine, avant un retour vers Tahiti. Une première mondiale dans l’univers du va’a.

Une épreuve marathon-relais contre l’ice, qu’ils tenteront d’accomplir après le succès de la traversée jusqu’à Bora Bora, en septembre dernier.

Leurs derniers briefings et entraînements sont l’occasion de constater que leur concentration est totale. Pour ces jeunes, l’enjeu dépasse largement la performance sportive. « Cela dépend de ton entourage, tu t’entoures de mauvaises personnes, tu vas suivre, tu t’entoures de bonnes personnes. C’est pareil. J’ai vu mes plus proches amis sombrer. Moi, ce qui m’a sauvé c’est le sport » , témoigne Aaron, rameur de St Hilaire, à Faa’a.

Encadrés par l’entraîneur professionnel Mario Cowan, les participants ont travaillé leur cohésion malgré un contexte parfois chargé. Entre engagements associatifs et sollicitations diverses, ils ont su se retrouver autour d’un objectif commun : avancer ensemble.

(Crédit : TNTV)

Le projet Vaa Freedom No Ice continue également d’accompagner d’anciens consommateurs d’ice dans leur reconstruction. C’est le cas de Haunui, pour qui la pirogue représente bien plus qu’un sport. « Oui, ça change les idées » , confie-t-il simplement, avant d’assurer qu’il poursuivra ses efforts et reviendra ramer.

Cette année, l’équipe innove encore avec l’intégration d’un para-va’a et d’une équipe féminine, une avancée saluée par les participantes. “Moi, je trouve que c’est bien parce qu’en ce moment, il y en a trop – de l’ice, ndlr. Il faut vivre l’aventure, c’est une nouvelle expérience pour moi. J’aime bien le concept”, sourit Taihere, rameuse de la commune de Pirae.

Soutenu par la DPDJ, ce défi de 400 km représente plus qu’une course. À quelques heures du départ, la pression monte, mais la détermination, elle, est à son maximum.

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