UAPED Pare Ora : deux ans après, la convention État-Pays en bonne voie

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Ouverte en mai 2024 à Pirae, l’UAPED Pare Ora accueille les enfants victimes de violences. L’unité permet leur examen, leur évaluation et leur audition dans un cadre adapté. Mais depuis deux ans, une convention entre le Pays et l’État fait toujours défaut. Elle doit notamment permettre au tribunal de prendre des réquisitions pour les actes judiciaires. Les différents acteurs assurent désormais que le dossier est en passe d’aboutir.

Depuis mai 2024, l’Unité d’Accueil Pédiatrique Enfants en Danger (UAPED) Pare Ora, à Pirae, accueille les enfants victimes de violences pour les examiner, les évaluer et les auditionner. Cela, sans que la convention attendue entre les services du Pays et de l’État permettant la prise en charge des actes judiciaire qui y sont exécutés ne soit aboutie.

Une difficulté qui serait toutefois en voie de résolution. Présidente de l’UAPED Pare Ora, Laurence Bonnac se veut désormais optimiste. « À présent, je crois que tous les freins ont été levés (…). Une autorisation nous a été donnée par l’ARASS, le CHPF est d’accord pour collaborer avec nous. Donc maintenant, nous allons revenir vers le Pays et la Justice pour signer cette convention, et pouvoir effectivement offrir aux enfants et aux familles et surtout aux enfants victimes des conditions décentes et bienveillantes pour une audition dans le cadre des violences qui leur sont faites », explique-t-elle.

 

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Le procureur général Frédéric Benet Chambellan indique en effet que les services concernés sont déjà parvenus à un accord, sur une première rédaction de la convention. Il reste cependant des points techniques à régler : « Pour moi, le document actuel, la base existe. Il reste à régler des petits détails qui sont un peu compliqués à expliquer techniquement, mais disons qu’il faut qu’on sache plus précisément vers qui va être adressée cette réquisition et qui est en quelque sorte une répartition de compétences entre l’hôpital et l’UAPED », indique-t-il.

Au-delà de la convention, une autre difficulté concerne le financement des actes judiciaires réalisés au CHPF. Selon le document de synthèse, certains de ces actes n’auraient toujours pas été réglés par l’État. Une situation qui inquiète les administrateurs de l’UAPED, alors que la prise en charge des enfants victimes constitue un enjeu majeur.

« Dans la grande majorité des dossiers d’agression sexuelle ou de viol sur ce mineur, les prévenus ou les accusés ont eux-mêmes subi ça quand ils étaient enfants. Je ne dis pas ça parce que c’est une excuse. Mais ce que je veux dire par là, c’est que (…) cette prise en charge, c’est pour éviter à l’avenir qu’ils puissent reproduire ce qu’eux-mêmes ont vécu sur d’autres enfants, observe Teremoana Hellec, vice-président de l’UAPED Pare Ora. Parce qu’encore une fois, ceux qui ont vécu ça et qui ne sont pas pris en charge auront beaucoup plus tendance à la reproduire », conclut-il.

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