Te Hono, le premier avion de Motu Link, est arrivé au fenua

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Après des sauts de puce autour du globe, Te Hono, le premier ATR de la nouvelle compagnie Motu Link, s’est posé, ce vendredi, sur le tarmac de l'aéroport de Tahiti Faa’a. L’aboutissement d’un projet de 5 ans destiné à permettre le désenclavement des îles et l’envoi de produits frais dans les archipels éloignés. « Voir l’avion atterrir, c’est une consécration pour nous », indique le PDG de la compagnie.

« Il est enfin arrivé. » Pour les équipes de Motu Link, c’est l’aboutissement de plusieurs années de travail. Te Hono a enfin gagné sa terre d’adoption.

« C’est un sentiment de soulagement et de fierté après tant d’années à avoir constitué ce projet (…) Voir l’avion atterrir, c’est une consécration pour moi, pour les équipes et pour l’ensemble de l’actionnariat. 5 ans pour ce genre de projet, ça commençait à faire long », sourit le PDG de la nouvelle compagnie, Alexandre Mu.

L’ATR, acheté d’occasion à Toulouse, a été convoyé sur plusieurs jours par son équipage. Et le voyage n’a pas été de tout repos, l’appareil ayant été victime d’une « panne du côté d’Oman ».

Mais il est désormais arrivé à destination. Te Hono devra toutefois attendre encore quelque temps avant d’effectuer ses premières rotations.

La semaine prochaine, la compagnie réalisera un « ensemble d’audits de certifications », puis devra obtenir son « certificat de transporteur aérien » avant de prendre le chemin des airs. « On est sur la fin », souligne sur ce point Alexandre Mu.

Le président Moetai Brotherson était présent à l’aéroport pour l’arrivée de l’appareil. (Crédit: TNTV)

Motu Link se « positionne sur un créneau différent d’Air Tahiti et d’Air Moana », rappelle son PDG. Car la compagnie effectuera essentiellement du transport de fret vers les îles éloignées.

« Il est plus que nécessaire d’avoir un vecteur supplémentaire. Motu Link sera un bon compromis entre le prix et le temps d’acheminement », promet Alexandre Mu.

L’actionnaire principal de la compagnie, Yvon Yeou, dit avoir été convaincu d’investir « car dans les îles, ils n’ont pas de produits frais ».

« C’est quelque chose que nous ne connaissons pas à Tahiti. On m’a dit qu’ils n’ont pas de yaourt ou ce genre de produits. C’est quelque chose qui m’a touché et je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose », explique celui-ci.

Et d’ajouter : « Voir l’avion devant moi, il y a beaucoup d’émotion. Je ne m’y attendais pas. Selon Alexandre Mu, les forces armées se sont aussi manifestées pour faire part de leurs « gros besoins » pour leur ravitaillement à « Tubuai ou Atuona » aux Marquises.

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