Retour du service national militaire : 30 places ouvertes en Polynésie française

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Supprimé en 1996, le service militaire national fait son retour dès septembre 2026 sous une nouvelle forme. Volontaire et rémunéré, le dispositif s’adresse aux jeunes Polynésiens de 18 à 25 ans désireux de s’engager au service de la nation. Trente places sont ouvertes sur le territoire pour une formation de dix mois, mêlant missions de terrain et accompagnement professionnel.

Supprimé il y a près de trente ans par Jacques Chirac, le service militaire national aura attendu le second quinquennat d’Emmanuel Macron pour revenir, sous la forme d’un service national volontaire, fondé sur l’engagement et le choix personnel. Le dispositif vise à renforcer le lien entre la jeunesse et la nation, tout en répondant à un besoin de formation et d’engagement.

À l’échelle nationale, 3 000 volontaires seront sélectionnés pour les premières incorporations entre septembre et novembre 2026. 30 le seront en Polynésie française. Au total, le ministère des Armées vise un objectif de 50 000 volontaires à l’horizon 2035.

« Il y a 3 objectifs principaux : renforcer le lien armée nation, renforcer la résilience de la nation et enfin répondre à l’attente des jeunes au désir de s’engager et au besoin de formation aux jeunes générations », explique Guillaume Pinget, commandant supérieur des forces armées en Polynésie française.

Le recrutement se fera par le CIRFA d’Arue. Les volontaires s’engageront pour une durée de dix mois, avec une rémunération mensuelle de 95 000 Fcfp, à laquelle pourront s’ajouter des primes selon les missions confiées.

Point essentiel, insiste Guillaume Pinget : les jeunes resteront sur le territoire. « C’est un emploi des jeunes sur le territoire national donc pas d’emploi à l’extérieur. Ici, les jeunes seront employés en Polynésie pour des missions de protection des emprises, de soutien, et des missions de spécialistes », précise-t-il.

L’annonce du retour du service national volontaire suscite des réactions partagées. Certains y voient une opportunité éducative et structurante, d’autres s’interrogent sur le sens et les finalités de cet engagement. « Je l’ai fait a l’époque le service militaire, c’est bien, ca éduque. C’est une expérience qu’il faut aller vivre. Et ce n’est pas obligatoire, c’est du volontariat, et c’est bien ! Si ils veulent y aller, qu’ils y aillent ! », témoigne un retraité, favorable au dispositif.

Certains passants un peu plus jeunes émettent des réserves. « Oui, on peut y aller, mais si c’est pour être impliqué dans un conflit d’État, non, ça c’est leur intérêt. On a déjà beaucoup de choses à apprendre sur notre culture », estime l’un d’entre eux.

À terme, les inscriptions au service national volontaire pourraient s’effectuer via Parcoursup ou lors de la Journée Défense et Citoyenneté. Pour les autorités, il s’agit avant tout d’une opportunité professionnelle et citoyenne, permettant aux jeunes de se former, de s’engager et de construire un premier parcours structurant.

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