Raiatea : deux paquebots et des milliers de croisiéristes à Uturoa

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Cette semaine à Raiatea, les escales de paquebots se succèdent. Mardi matin, deux navires, dont le Nieuw Amsterdam et ses 2 047 passagers, ont fait escale à Uturoa. Une affluence visible sur les quais, dans les transports et sur le lagon. Mais la gestion des flux a parfois mis les équipes locales sous pression, les deux navires étant au mouillage.

À Raiatea, l’arrivée simultanée de deux paquebots a animé le front de mer de Uturoa mardi matin. Sur les quais comme dans les rues du centre-ville, les croisiéristes étaient nombreux, tandis que les prestataires touristiques s’organisaient pour accueillir les passagers.

Pour l’économie locale, ces escales représentent un apport immédiat et concentré. Mais accueillir plusieurs milliers de visiteurs en quelques heures nécessite une logistique bien rodée. D’autant que les deux navires étaient au mouillage, à près de trois kilomètres du quai, obligeant les passagers à rejoindre la terre à bord de navettes.

 

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« Cela nous impacte beaucoup parce que ça prend 15 minutes pour les ‘tenders’ (annexe des bateaux de croisières pour transporter les passagers, Ndlr) d’arriver ici, du coup ça nous décale tous nos tours. Tous les départs ont été retardés. Et là, l’espace est vraiment restreint. On est deux paquebots à se partager cet espace, donc c’est assez compliqué d’avoir deux paquebots le même jour à Raiatea » explique Sherayah Phillip, agent d’escale Marama Tour.

Une situation qui complique la coordination entre prestataires, guides et transporteurs, alors que les visiteurs cherchent rapidement des activités à faire sur place. « Je pense qu’il y a toute une organisation à faire pour bien agencer et organiser les plannings des paquebots, parce que là, on peut voir qu’il y a du monde qui erre un peu en ville et qui essaie de trouver une activité à faire. Bien sûr, nous, on est là, mais là on voit qu’on a un peu de mal à répondre à la demande » admet Vairee Tucker, prestataire nautique de Tahaa

Disponibilité des guides, capacité de transport ou encore gestion des départs en excursion : pour les petites structures touristiques, ces journées représentent une part importante de l’activité mensuelle. Pour faire face à la demande, tous les effectifs ont été mobilisés. « Tout le monde est parti en activité, du coup ça s’est bien déroulé ce matin. C’est une grosse organisation » ajoute Tyron Tucker, prestataire nautique à Taha’a.

Les commerçants du centre-ville profitent eux aussi de cette affluence : « Oui, ça fait beaucoup de bien, surtout en début d’année comme ça… Pour enchaîner le mois de mars… » se réjouit Jean-Marc Brice.

Si ces escales constituent une manne économique pour l’île sacrée, elles mettent aussi en lumière les limites des infrastructures actuelles. Face à des volumes de passagers parfois importants et fluctuants, l’organisation locale doit sans cesse s’adapter.

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