Parents et habitants s’inquiètent des conséquences, notamment chez les plus jeunes. « J’ai des parents qui m’appellent pour me dire que leurs enfants sont dedans, raconte Tania Atger, référente de la fédération citoyenne de lutte contre les drogues et la toxicomanie et habitante de Taputapuatea. Je pense qu’en premier lieu, c’est nous les parents qui devons intervenir sur ça. »
« Si même les autorités sont dedans, quel exemple on donne à nos enfants ? » questionne quant à lui Tehaunui, habitant de Taputapuatea.
Dans la commune de Taputapuatea où un agent de police serait impliqué, le maire ne souhaite pas s’exprimer avant le jugement. Il affirme néanmoins que la municipalité est pleinement mobilisée pour lutter contre ce fléau.
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Un sujet qui s’est d’ailleurs imposé dans le débat politique local. Lors de la dernière investiture, les élus de l’opposition ont pointé une priorité : renforcer la lutte contre les drogues au sein de la commune. « Surtout que ça atteint des gens qu’on connait bien, qu’on apprécie et ils se trouvent dans une situation terrible. La commune est quand même une entité de la République, souligne Patrick Becquet, élu de Taputapuatea. On est proches des citoyens. Il faut qu’on montre l’exemple. Si la gangrene s’est installée dan sla maison, il faut au plus vite l’extraire avant qu’il n’y ai contagion à tout le système. Pour moi, c’est une des urgences. »
Aujourd’hui, entre inquiétude et attente, les habitants suivent de près l’évolution de cette affaire.
Le procès est attendu le 27 mai prochain, une échéance importante pour tenter de faire toute la lumière sur ce réseau.



