Un nouveau mouvement social pourrait toucher l’Office des postes et télécommunications (OPT) et ses filiales. Les syndicats CSTP/FO, CSIP, O Oe To Oe Rima et SAPOT OPT ont déposé un préavis de grève le 2 mars, appelant à un arrêt de travail à partir du lundi 9 mars à 00h00, si aucun accord n’est trouvé d’ici là.
Le préavis concerne l’ensemble du groupe, notamment la Holding OPT, ONATI, Fare Rata et Vini Distribution, ainsi que les différents sites et agences en Polynésie française.
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Dans leur document, les organisations syndicales dénoncent d’abord une situation financière jugée déficitaire et une gouvernance qu’elles estiment « incompétente » évoquant une perte de confiance envers certaines directions et un « dialogue social mauvais ».
Parmi les revendications figurent également la régularisation de la prime d’efficience, dont les syndicats dénoncent un abattement appliqué unilatéralement, ainsi que la revalorisation des grilles salariales dans plusieurs entités du groupe. Les syndicats soulignent qu’aucune revalorisation n’aurait été accordée sur plus de deux ans malgré l’évolution de l’indice du coût de la vie.
Le préavis aborde aussi plusieurs sujets sociaux, comme la régularisation de certaines indemnités, l’application de dispositions conventionnelles sur les primes et l’ancienneté, ou encore la proratisation du treizième mois pour les salariées en congé maternité, jugée injustifiée.
Les organisations syndicales évoquent également un climat social dégradé dans certaines directions, avec des témoignages de salariés et ex-collaborateurs qui « décrivent la brutalité de la direction (DAF/DRH) et des conditions de travail dominées par un stress toxique », d’objectifs jugés inatteignables et d’un turn-over important.
D’autres préoccupations portent sur les nombreux postes vacants, qui entraîneraient une surcharge de travail pour les équipes, mais aussi sur l’avenir du groupe face à la concurrence, notamment celle de Starlink, que les syndicats considèrent comme une menace pour l’emploi et les missions de service public.
Ils réclament par ailleurs plus de transparence sur certains projets stratégiques, dont le projet de câble avec Google, ainsi qu’un engagement clair des pouvoirs publics pour garantir les missions de service public assurées par l’OPT dans les archipels.
Les syndicats demandent l’ouverture rapide de discussions et souhaitent une réunion avant le lundi 9 mars. Sans avancée d’ici là, ils appellent à une grève d’une durée illimitée dans l’ensemble des structures du groupe.
Ce nouveau préavis suspend et remplace celui déposé en août 2025 au sein de l’OPT et de ses filiales.



