À la tombée de la nuit, les allées de la place Maina Nui se remplissent peu à peu. Gilet fluorescent sur les épaules, de jeunes agents de sécurité publique prennent leur service aux côtés des policiers municipaux.
Leur mission : être visibles, renseigner le public, prévenir les débordements et signaler rapidement tout incident. Une présence supplémentaire devenue indispensable pendant les soirées du Heiva.
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« Normalement, ici, c’est sans alcool. Mais on sait ce que c’est. A l’époque, c’est bagarre sur bagarre. Là, ça va. On arrive à gérer les jeunes », explique le chef de la police municipale, Jérôme Maeta.
Pour les dix jeunes recrutés pendant un mois, c’est une première immersion dans le domaine de la sécurité. Une expérience de terrain qui demande vigilance, sang-froid et sens du contact.
« On fait un peu attention à tout », dit l’un. « Mon rôle, c’est de sécuriser les alentours pour que les gens puissent passer une belle soirée », ajoute un autre, « quand tu vois la joie des enfants, ça fait plaisir ».
Sur place, les habitants apprécient ce renfort. Avec les spectacles, les rassemblements et la sortie de la boîte de nuit installée pour le Heiva, les abords de la place restent animés jusque tard dans la nuit.
« Les jeunes en sortant de la discothèque, ils sont plus excités que d’habitude. Il faut de la sécurité pour qu’on puisse rentrer chez nous », témoigne une riveraine. « On est rassuré pour nos enfants. Ça fait plaisir de les voir pour la sécurité de tous ceux qui viennent au tiurai », ajoute une visiteuse.
Face à des effectifs de police réduits, Taha’a mise sur ces renforts temporaires pour maintenir une présence sur le terrain et permettre aux festivités de se dérouler dans les meilleures conditions.



