TNTV : Vous dirigez la société Miss Tahiti depuis 2011, soit à peu près 15 ans de passion. Hinaupoko Devèze a été sacrée Miss France le 6 décembre dernier. C’est la deuxième fois sous votre présidence qu’une Miss Tahiti devient Miss France, après le triomphe de Vaimalama Chaves en 2019. Quel effet cela fait-il de ramener une nouvelle fois la couronne à la maison après sept ans d’attente ?
Leïana Faugerat, directrice de la société Miss Tahiti : « Une grande fierté forcément, beaucoup de joie. C’était très intense en fait d’être sur place, les mêmes émotions que pour Vaimalama à l’époque forcément, et puis surtout heureuse pour elle, pour sa famille et pour notre fenua, pour la population. C’est vraiment un bonheur inimaginable que je ne peux pas décrire et que j’étais trop heureuse de partager avec mon fenua. »
Hinaupoko Devèze est Miss France 2026. À quel moment précis le comité Miss Tahiti passe officiellement le relais au comité Miss France ?
« À partir du moment où elle signe son contrat avec la société Miss France, donc le lendemain. La transition se fait le lendemain, mais bon petit à petit en fait, parce que forcément, on n’a plus accès à son planning en métropole, puisque maintenant c’est la société Miss France qui organise tous ses rendez-vous etc. sur place, et puis bon elle vit en France, donc voilà. Mais malgré tout, la transition se fait petit à petit, puisque là, elle arrive bientôt en Polynésie, et encore une fois on reprend un peu la main du coup sur l’organisation de sa venue ici, les différents rendez-vous avec les officiels, les associations, les partenaires… »
Au-delà de sa venue officielle ici en Polynésie, est-ce qu’il y a des événements spécifiques dans l’Hexagone ou à l’international ? On pense à Miss Monde, à Miss Univers… où vous, en tant que directrice de la société Miss Tahiti, vous continuez de l’accompagner physiquement ?
« Alors, on essaye de continuer à l’accompagner. Maintenant, les décisions ne nous reviennent pas forcément. Je vais profiter d’ailleurs de la venue de l’organisation Miss France au mois de fin janvier à début février pour en discuter avec eux, mais on aimerait bien qu’elle représente la Polynésie et la France, pourquoi pas, à Miss Monde. »
Hinaupoko a enchaîné les plateaux prestigieux : TF1, Quelle époque, les radios nationales… avec une aisance remarquable. Quel regard portez-vous sur sa gestion de son exposition médiatique ?
« Une grande fierté, vraiment. Sincèrement, elle me surprend. C’est vrai que pendant sa préparation en tant que Miss Tahiti de juin à décembre, on a essayé de mettre en place comme tous les ans avec chacune de nos miss des cours de maintien, de diction, en plus des cours de catwalk, de culture générale. Elle avait des cours de communication qui étaient prévus, qu’elle a effectué, et en fait elle se débrouille même mieux que l’on espérait. Je pense que ça lui a forcément servi, mais je pense que c’est aussi né en elle. Elle aime le contact avec la population, avec le public, ça se voit lors de ses séances dédicaces et je pense qu’être sur les plateaux, partager son expérience et partager son aventure actuelle, lui fait plaisir, donc elle le partage et ça se voit à l’écran. »
Justement, on voit qu’elle porte le mana en elle à chacune de ses interventions. Est-ce que cette aisance naturelle est le fruit en fait de la préparation qu’elle a eue ici à la suite de Miss Tahiti ?
« Je pense, oui. Et sa préparation et le fait qu’elle veuille partager son aventure font que du coup, les gens le ressentent, en tout cas le public le ressent. »
Hinaupoko arrive en Polynésie le 25 janvier. Est-ce que vous pouvez nous donner les grandes lignes de son programme ?
« Oui, bien sûr. Elle arrive le 25 janvier et repartirait le 3 février. Et donc, pendant sa semaine qu’elle va passer ici, ça va être assez court quand même, on ne va pas se mentir. Elle va aller à la rencontre de la population. On essaie d’organiser une parade avec le gouvernement et Tahiti Tourisme. C’est encore en cours, en négociation. Rien n’est encore confirmé. La date non plus n’est pas encore confirmée. Mais bon, j’ai déjà ma petite idée. Ça se concrétise petit à petit. Elle va également aller à la rencontre des officiels, donc le gouvernement, la présidence, le commissariat, probablement également les sénateurs etc. Et puis, à la rencontre de la population. Donc une séance de dédicaces également, probablement une ou deux séances de dédicaces. Et puis, nos partenaires. Il ne faut pas oublier de remercier nos partenaires tels qu’Air Tahiti Nui, Tahiti Tourisme et tous les partenaires qui ont suivi Miss Tahiti depuis des années. Voilà, un programme assez chargé. Et enfin, je vais finir par les associations parce que c’est quelque chose qui lui tient à cœur et qui nous tient à cœur également à nous. Quelques rendez-vous avec des associations également. »
Le casting pour l’élection de Miss Tahiti 2026 est ouvert depuis le 11 janvier. Est-ce que l’effet Hinaupoko se fait déjà ressentir sur le nombre de candidates que vous avez reçues ces derniers jours ?
« On n’en a pas reçu énormément pour le moment. On en a reçu neuf. La date du premier casting est prévue ce samedi. On va recevoir les neuf candidates ce samedi 24. Et le prochain casting aura lieu probablement début février ou mi-février, une fois que Hinaupoko sera partie et qu’on aura un peu plus de temps à consacrer au deuxième casting. Donc, j’espère que comme l’année dernière, on recevra quasiment 15 à 20 candidatures, ce qui nous permettrait de les recevoir, et puis de pouvoir sélectionner au mieux le cru 2026. »
Avec une Miss Tahiti actuellement Miss France, est-ce que les critères ont évolué ?
« Non, les critères ne changent pas, et on n’a pas forcément envie de les faire évoluer non plus. On a déjà fait évoluer un peu les critères l’année dernière puisqu’on a augmenté l’âge à 30 ans. Mais au-delà de 30 ans, je pense qu’après, on a un rythme de vie qui est un peu différent et on a peut-être moins le temps de se consacrer à une aventure telle que Miss Tahiti. Donc, 30 ans, c’est bien. »
Que diriez-vous aux jeunes femmes qui hésitent encore à se présenter à l’élection ?
« Qu’elles prennent l’exemple sur Hinaupoko. Elle a vécu son rêve jusqu’au bout. Elle a cru en elle. Elle a cru en ses rêves et aujourd’hui, elle vit un rêve éveillé.



