Temps fort de la Tahiti Pride Week, la Marche des Fiertés avait lieu ce samedi à Papeete à l’initiative de l’association Cousins Cousines. Le maire Rémy Brillant était présent. « Ça fait un petit moment déjà que je suis un peu à l’association Cousine dans ces actions. (…) Pour moi, ce n’est plus vraiment une cause, c’est une évidence. Ce sont nos frères, nos sœurs. Donc, c’est important. (…) Je voulais marquer en tant que maire ma solidarité. Parce qu’il y a aussi derrière de la souffrance. On a vu, ils ont affiché des panneaux, des gens qui sont victimes de violences. Et donc, c’est important qu’ils se sentent soutenus et bien accueillis, en tout cas dans notre belle ville de Papeete. »
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Cette année, des participants venus d’ailleurs, étaient présents à la Marche. Thea par exemple, est venue de Nouvelle-Calédonie avec un groupe de six artistes dragqueens. « C’est un moment de visibilité, parce que la représentation de la transidentité elle est très négative, que ce soit dans les médias, dans les films. On n’en parle que pour ce qui ne va pas, ou au contraire, en essayant d’opposer les gens, alors qu’en fait, ce sont juste des personnes qui veulent vivre leur vie. Avoir une représentation simple et positive, c’est quelque chose d’important, et même se retrouver, discuter. Chaque personne fait son parcours, chaque personne sait son choix, personne n’est poussé à faire sa transition, c’est vraiment une démarche personnelle, mais on ne peut pas laisser les personnes en souffrance ».
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La transition, un choix personnel important et coûteux. « C’est assez cher ici en Polynésie et pas du tout remboursé », témoigne Automne Patia, artiste du fenua.
« Au niveau médical, la chance qu’on a en Nouvelle-Calédonie, c’est qu’on a un parcours avec différents professionnels, endocrinologues, psychiatres, pour vérifier qu’il n’y a pas d’autres, qu’il n’y a pas des pathologies connectées à ces vécus très difficiles. Et également chirurgien, tout ça c’est pour la suite », reconnait Théa.
« Pour les personnes qui souhaitent transitionner, qui veulent changer de sexe, bien évidemment il faudrait qu’il y ait un peu plus de soutien des autorités publiques par rapport au changement de sexe, que ce soit par l’hormonothérapie mais également au niveau de la sensibilisation estime Cliff Loussan, élu à l’Assemblée de la Polynésie également présent lors de la Marche. Parce que même si on est une société qui est quand même ouverte sur les māhū, les LGBT de manière générale, il y a encore des a priori qui persistent notamment dans les familles et dans les communautés religieuses. En tant qu’élu à l’Assemblée de la Polynésie française, je peux vous dire qu’on n’en a pas vraiment discuté depuis notre prise de fonction mais (…) ça mériterait effectivement d’être débattu soit en commission législative ou même dans l’hémicycle. »
La Tahiti Pride Week s’achèvera avec un show ce samedi soir à Papeete et une célébration dimanche par la Communauté du Christ.








