Dès les premières heures de la matinée, les contrôles s’intensifient à la gare maritime de Papeete. Les agents de la Police nationale et police municipale interviennent, avec le soutien des douanes.
Les passagers des ferries en provenance de l’île sœur mais aussi au départ de Tahiti vers Moorea sont contrôlés. Bagages et véhicules sont minutieusement inspectés.
Une action ciblée qui s’inscrit dans le plan de lutte contre les stupéfiants. « On va maintenir la pression, on va essayer de l’accentuer, déclare Emmanuel Mericam, directeur territorial de la Police nationale. On s’organise de manière à faire des opérations à la fois coordonnées de cette dimension-là puisque ce matin on a mobilisé une cinquantaine d’agents, trois forces confondues plus les brigades cynotechniques, et on montera aussi d’autres opérations dimensionnées différemment, peut-être sur un portage plus léger mais pour gagner en agilité. »
Dispositif similaire à l’aéroport au départ comme à l’arrivée. Si les contrôles sont quotidiens sur la plateforme, aujourd’hui certains avions et bagages sont spécifiquement passés au crible.

Cette opération répond notamment aux demandes des maires des archipels, inquiets de la circulation de produits illicites vers les îles.
« On a contrôlé des départs vers Fakarava et on vient de voir un vol arrivé de Tubuai et puis les vols internationaux aussi, évidemment, explique le maréchal des logis Randy Grimardias, maître-chien. À la gare maritime aussi il y a eu des contrôles sur les ferries pour Moorea, mais aussi pour les départs pour les Raromatai puisqu’il y avait ce matin des départs. Et puis en ce moment, il y a aussi des contrôles aux Marquises, dans les îles Sous-le-Vent, au Tuamotu qui vont nous permettre de continuer à faire les contrôles à l’arrivée, à la fois avion, mais aussi bateau dans les Raromatai. Donc voilà, c’est vraiment une action de grande ampleur. »
Dans cette action, la gendarmerie des transports aériens cherche aussi les produits interdits à bord des avions : armes à feu, importantes sommes d’argent liquide, produits dangereux… Pour les déceler, le flair des chiens est infaillible. Tous les trafics sont ciblés.
Sur le tarmac, les personnels navigants et pilotes ne sont pas exemptés : ils ont eux aussi été soumis à des contrôles.



