Les candidates à Miss Dragon passent leur grand oral

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Avant de défiler en robes et en tenues traditionnelles, les sept candidates à Miss Dragon doivent d’abord convaincre à l’oral. Un exercice individuel auquel elles se sont prêtées ce samedi et qui compte pour 40 % de la note finale. Face au jury, elles ont dû mettre en avant leurs personnalités, leurs valeurs et ce qu’elles pourraient apporter au titre.

Loin de la scène et des projecteurs, pas de défilé ni de chorégraphie, ce samedi. Les candidates se sont présentées l’une après l’autre devant le jury de Miss Dragon. Un exercice important pour chacune d’elles.

 « C’est un moment d’interaction où on fait davantage connaissance avec elles. Donc on va évaluer la prestance, l’éloquence, qui sont des critères bien précis. Ce moment va compter pour 40% dans la note totale du jury puisque le reste sera évalué au moment de la soirée lors des différents passages », a expliqué Marania Boixiere Guerin, sa présidente. 

 

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 Mais au-delà des critères du jury, chacune des candidates arrive avec son propre parcours et une raison bien à elle de vouloir porter la couronne. 

« J’aimerais qu’ils retiennent que je suis fière de qui je suis. Et que je suis fière de ma culture chinoise et polynésienne », a confié Heinatea Bu Luc, candidate n°5.

« J’ai une passion pour la course à pied, car j’ai trouvé un bon mélange par rapport à une cause que je soutiens énormément qui est la lutte contre le cancer », a de son côté fait valoir Aeryn Fauvette, candidate n°4.

Pour Laurence Wan, candidate n° 6, c’est sa « maîtrise de langues » qui fait sa force : « Je parle les deux grands dialectes chinois couramment : le cantonais et le mandarin. Je suis bilingue et je pense que je peux bien porter le rôle d’ambassadrice culturelle entre la Chine et la Polynésie. »

Le rôle de Miss Dragon suppose aussi de pouvoir représenter une communauté et d’assumer ce que l’on est. « Je souhaiterais, suite à ce grand oral, que le jury puisse découvrir mon dynamisme, mon implication au sein de la communauté chinoise, et puis juste mon plaisir de vivre ma vie », a souligné Jessica Mou, candidate n° 3.

« Ce que je veux qu’ils retiennent de moi, c’est plus ma façon d’être, parce que du coup, je préfère être moi-même, montrer mon humour », a pour sa part souri Luciana Tseng Fa, candidate n°2.

« Je suis unique, je suis authentique, je suis moi-même et je ne serai jamais désolée d’être moi-même. Cette couronne, elle mérite d’être portée par quelqu’un qui aimerait représenter cette communauté. D’autant plus qu’il n’y a pas que la beauté qui fait le charme, il y a aussi l’intelligence », a indiqué Hani Lou, candidate n°1.

Pour la candidate n°7, Maridja Vongue, « le titre de Miss n’est pas qu’une couronne, c’est une responsabilité, une fierté et une voie pour faire rayonner notre culture. »

Le jury cherche en effet une personnalité capable de rayonner au-delà de la soirée d’élection. « Il est important qu’elle ait des valeurs, qu’elle se sente à l’aise aussi pour assurer ce rôle. C’est vraiment un ensemble de choses et c’est ça qui est merveilleux, ce n’est plus un concours de beauté, c’est bien plus que ça », s’est félicitée Marania Boixiere Guerin.

Les candidates ont désormais rendez-vous avec le public samedi 26 septembre dans les jardins de la mairie de Papeete.

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