La Polynésie française actualise sa cartographie des zones à risques

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À Tahiti, Moorea et Bora Bora, des géologues parcourent actuellement les zones exposées aux glissements de terrain et aux éboulements. Leurs observations permettront d’actualiser la cartographie des risques, qui sert notamment de référence pour l’instruction des permis de construire.

Pour les habitants installés au pied des falaises, le moindre éboulement ravive les inquiétudes. Dans certaines zones, les blocs rocheux peuvent menacer directement les habitations.

« Il y a quelque temps, il y a un caillou qui est descendu, il était grand, il faisait à peu près 3 mètres cubes… Il a dégringolé du haut, il a cassé des arbres sur son passage, il a cassé le portail et comme il y avait une dénivellation, il est tombé et il s’est enfoncé, c’est ce qui lui a permis de terminer sa course au portail. Sinon, il aurait démoli quelques maisons plus bas », témoigne un habitant d’une zone exposée.

 

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Face à ces risques et à l’extension de l’urbanisation vers les hauteurs, la Polynésie française actualise sa cartographie des zones vulnérables à Tahiti, Moorea et Bora Bora. Cette démarche s’inscrit dans la continuité du programme ARAI, engagé en 2002. Le marché actuel représente un montant de 34 millions de Fcfp.

« Le cœur de métier de la DCA, c’est d’informer la population sur la cartographie relative aux risques naturels pour pouvoir ensuite réaliser leurs projets d’aménagement. […] Forcément aujourd’hui, toutes les plaines sont urbanisées, construites, donc les gens ont plus tendance à aller vers les montagnes. Donc ces études ont vraiment toute leur importance aujourd’hui », explique Ian Vanizette, directeur de la Construction et de l’Aménagement (DCA).

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Durant un mois et demi, trois binômes de géologues arpentent le relief. Leur mission consiste à repérer les roches instables et à étudier les traces laissées par de précédents mouvements de terrain afin de mieux anticiper les risques futurs.

« Là, ce bloc nous intéresse parce qu’il traduit un mouvement de terrain en 2016. En étudiant ce bloc et la falaise au-dessus, on peut prédire ce qui peut se passer dans l’avenir. […] Ici, la taille du bloc et sa distance par rapport à la falaise nous permettent d’ajuster et de cartographier les aléas naturels », indique Cédric Duvail, expert géologue.

La restitution complète de ces expertises de terrain est attendue d’ici juin 2027. Une fois actualisées, ces données serviront notamment de référence à la DCA pour accorder ou refuser les permis de construire dans les secteurs concernés.

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