Les pelleteuses sont déjà à l’œuvre au collège de Faa’a. Sur ce site sortiront de terre deux nouvelles salles dédiées au badminton et au tennis de table. Les athlètes y disputeront les Jeux du Pacifique en 2027.
Au total, 22 sites sont concernés à Tahiti, Moorea et Raiatea. Montant global des travaux : 13 milliards et demi de fFcfp, dont 3.7 milliards cofinancés par l’État.

Un choix assumé : privilégier la rénovation des infrastructures existantes plutôt que de tout reconstruire. Et laisser des équipements durables aux clubs, aux scolaires et au sport de masse. « On a fait le choix des rénovations plutôt que de la construction sèche d’infrastructures. Pour pouvoir en faire bénéficier tous nos sportifs et scolaires, explique Kainuu Temauri, ministre des Sports et de la Jeunesse. L’idée est d’avoir une stratégie complète et que les Jeux du Pacifique ne se limitent pas à deux semaines de compétition, mais soient vraiment un accélérateur. »
Selon les sites, l’avancement varie. Certains, comme le complexe Napoléon Spitz à Fautau’a ou le stade Pater, sont déjà en plein chantier. D’autres doivent encore démarrer.
La distinction est claire : certains accueilleront les compétitions, d’autres serviront principalement à l’entraînement.
Une partie des infrastructures pourrait être livrée fin 2026, notamment la partie terrain du stade Pater.
Mais la majorité des chantiers devrait s’achever courant 2027 : une pression sur les équipes engagées. « On a un calendrier très serré et on le savait depuis le début. On a pris quand même quelques marges dans nos projections, mais pour l’instant, on est toujours dans le calendrier (…) On a fait des réunions. On est assez confiants. »
Au-delà des Jeux, ces équipements doivent surtout offrir plus d’espaces aux jeunes pour s’entraîner et progresser. Un projet tourné vers 2027, mais aussi vers la relève du fenua.



