Mardi, la circulation était presque à l’arrêt entre Punaauia et Papeete. En cause : une nouvelle montée des eaux au niveau de Outumaoro, une zone régulièrement touchée.
« Qui sont les ingénieurs ? », « Incroyable, c’est toujours au même endroit ! ». Sur les réseaux sociaux, les internautes se questionnent. Et pour cause : à chaque épisode de forte pluie, l’eau s’accumule sur cette portion de route.
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Devant la station-service, l’eau a rapidement envahi la chaussée, raconte Robin Danloue gérant. Un accident a compliqué d’autant plus la situation.
« Les voitures sont restées sous le pont vert. Elles ont arrêté de passer parce qu’elles ne pouvaient plus passer, explique-t-il. Il y avait trop d’eau. En fait, l’embouteillage dû à l’inondation qui était là, ça a été jusqu’à Mil’Délices. Il y avait à peu près une demi-heure, 35 minutes de bouchons, alors que je pense que l’autre côté, c’était plus dû à l’accident qui était en face de Carrefour. »
Selon lui, le problème est connu : un système d’évacuation sous-dimensionné sur la chaussée, face à des pluies parfois intenses.
À quelques mètres de la station, un caniveau plus profond ne déborde jamais, mais celui ci, situé dans la servitude attenante ne fait que quelques mètres de long. Pas suffisant pour recueillir l’eau pluviale qui vient en amont avec terre et végétation .
Ce mercredi, les riverains s’activent pour nettoyer la route du quartier. Ils constatent que les plastiques, branchages, détritus aggravent à chaque fois la situation en obstruant les évacuations en contre-bas.
« Le caniveau il n’est pas assez profond, remarque Jimmy Tchen, un habitant. Il est juste à 30 centimètres de profondeur, mais il faut l’approfondir encore. Les gens d’en haut jettent des déchets dans le caniveau. Quand il pleut, ça descend là en bas et ça bouge le caniveau.«
À Outoumaro, le phénomène est récurrent, sur cette portion de route. Les images ci-dessous datent de 2020, au même endroit, même situation.
Ce nouvel épisode relance une fois de plus la question des aménagements routiers et de la gestion des eaux pluviales. Sollicité, le ministère de l’Equipement n’a pas souhaité répondre à ce sujet.



