Deux mois après l’incendie du centre de tri de Fenua Ma à Motu Uta, les travaux se poursuivent. La toiture a été réparée en partie, la charpente renforcée et la remise en état de l’électricité est en cours. L’ancienne chaîne de tri, détruite par les flammes, est démontée pour laisser place à une installation provisoire.
« On est en train de construire la future chaîne de tri provisoire qui va nous permettre de reprendre l’activité du bac vert », explique Benoît Layrle, directeur de Fenua Ma. Initialement envisagée à mi-octobre, la reprise est désormais espérée pour dans une vingtaine de jours. « On s’avance sur une reprise autour du 10 novembre. On va bien voir après la date exacte, huit jours avant. Mais on espère qu’au 10 novembre, on pourra réaccepter les bacs verts de toutes nos communes », ajoute-t-il.
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Fabriquée localement, avec les moyens disponibles, la chaîne provisoire doit permettre de reprendre l’activité pendant deux à trois ans. Elle sera toutefois moins performante que l’installation détruite, dont le remplacement définitif nécessitera des expertises et des démarches de financement.
« Le travail va être beaucoup plus pénible pour les ouvriers puisque c’est une chaîne de tri que nous fabriquons localement (…) pour gagner en délai. Normalement, pour un arrivage d’une chaîne comme ça, c’est neuf à douze mois, vu notre éloignement », estime Benoît Layrle.
Pour maintenir le service, les équipes seront réparties en deux groupes de dix personnes, au lieu d’une seule équipe de vingt. « Je me doute bien que notre chaîne de tri improvisée est peut-être une moins bonne qualité, mais si on arrive à retrouver 80% de notre capacité initiale, sur une période de deux ans, on peut tenir et ça va nous permettre de maintenir les emplois, de maintenir le service public et d’avancer », poursuit-il.
Bacs verts saturés : étaler les dépôts sur plusieurs semaines
En attendant, les bacs verts sont saturés dans plusieurs communes. Fenua Ma prévient que les déchets accumulés ne pourront pas être traités en une semaine, et appelle la population à étaler les dépôts sur « deux, trois semaines » pour maintenir sa capacité à absorber les flux.
Parallèlement, depuis l’incendie, les déchets déposés dans le bac gris ont légèrement augmenté. Le directeur invite les habitants à continuer d’utiliser les bornes à verre et rappelle l’importance de séparer les déchets dangereux.
Enfin, Benoît Layrle rappelle la nécessité de récupérer tous les déchets toxiques et inflammables, notamment les fusées de détresse maritime des navires et les appareils électroniques portatifs contenant des batteries, identifiés comme étant à l’origine de l’incendie du bâtiment.



