Ils se lèvent quand la plupart dorment encore. À 4h20 précises, deux fois par semaine, un groupe de cyclistes – mais pas que – se donne rendez-vous à Pirae pour affronter la montée du Belvédère. Casques vissés sur la tête, lampes allumées, vélos prêts à partir, pas question de repousser l’heure du réveil pour les membres du Haribariba programme.
À l’origine de cette initiative, Winsy Tama, leader du groupe, explique les raisons de ces entraînements matinaux. « On cherchait toujours des excuses pour ne pas s’entraîner. On n’avait pas le temps, on a quasiment tout le monde qui travaille. Le mieux pour nous c’est de venir tôt le matin. 4 heures ça pique », commente-t-il. Le rendez-vous sportif rassemble au-delà du cyclisme. « Dans le groupe, il y a des rameurs, des cyclistes, différents sports. Ils viennent aussi chercher un peu le cardio », poursuit Winsy.
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L’aventure débute en septembre dernier, avec seulement trois amis. L’objectif est alors simple : se motiver entre copains, se dépasser et surtout prendre du plaisir. Quatre mois plus tard, le Haribariba programme séduit de plus en plus. D’une poignée de participants, le groupe est passé à près d’une trentaine sur certaines sorties.
Sous la pluie, ce matin-là, les spécialistes de la pédale, Taruia Krainer et Heiarii Manutahi, sont les plus rapides au sommet du Belvédère. Pour Taruia, cette montée est une découverte. « C’est ma première fois, je découvre ça. L’ambiance et la visibilité sur les réseaux sociaux jouent un rôle clé dans l’essor du programme. Avec Winzy qui met ses publications sur les réseaux sociaux, avec tout le monde qui partage (…), il y a beaucoup de nouveaux aujourd’hui qui sont là, c’est sympa. On est plus d’une trentaine là quand même », se réjouit le cycliste.
Chacun arrive ensuite à son rythme. Ici, pas de classement ni de pression, seulement l’envie de se dépasser. « Je pense qu’aujourd’hui j’ai mis 39 minutes à peu près », confie l’un des participants avant de préciser l’esprit du groupe. « Il n’y a pas de compétition, c’est vraiment au plaisir, au feeling. Si tu es en forme, tu peux envoyer, si tu n’es pas en forme, tranquille. Le principal c’est de venir et d’arriver avec le sourire » .

Une satisfaction partagée à l’arrivée. « On se sent bien quand c’est fini. Comme la montée du Belvédère est assez difficile, c’est pas évident. Il y en a qui montent assez vite et il y en a qui montent avec les moyens du moment », sourit Winsy.
Au-delà de la montée du Belvédère, lui et ses partenaires se retrouvent également sur d’autres terrains et pour d’autres activités sportives. Mais l’idée reste la même : partager de bons moments avant que la ville ne se réveille.



